Le 24 janvier 2026, un événement tragique a secoué Minneapolis lorsqu’un infirmier, Alex Pretti, a été tué par balle par des agents de la patrouille frontalière américaine. Selon les autorités fédérales, l’agent aurait agi en légitime défense lors d’une tentative de désarmement. Cependant, les vidéos de l’incident révèlent que Pretti tenait un téléphone cellulaire et non une arme au moment du drame. Cette mort marquait le troisième tir impliquant des agents fédéraux à Minneapolis en moins de trois semaines, ravivant les tensions entre les autorités gouvernementales et les instances locales sur la question du contrôle et de la responsabilité dans l’application de la loi. Face à cette tragédie, l’ancien président Barack Obama rompt le silence et accuse frontalement l’administration Trump d’alimenter les tensions.
Les dysfonctionnements fédéraux dénoncés par l’ancien président américain
Ce 25 janvier sur le réseau social X, l’ancien président Barack Obama n’a pas hésité à qualifier cette tragédie de « bouleversante » et a vivement critiqué les explications fournies par l’administration actuelle. Il reproche aux autorités fédérales de proposer un récit contredit par les preuves documentées des événements. Obama dénonce également le déploiement d’agents masqués de l’ICE et d’autres forces fédérales qui, selon lui, fonctionnent sans surveillance adéquate et recourent à des méthodes intimidantes et provocatrices envers les résidents de Minneapolis.
L’ancien chef d’État souligne une fracture majeure dans l’application de la loi: les autorités fédérales semblent opérer en opposition directe avec les responsables locaux et régionaux plutôt que de collaborer avec eux. Il insiste sur le fait que les agents chargés de l’immigration et de l’application de la loi, bien qu’exerçant des fonctions complexes, doivent s’acquitter de leurs devoirs conformément à la légalité et en partenariat avec les gouvernements des États et des municipalités pour garantir la sécurité publique.
Minneapolis comme catalyseur d’un appel à la mobilisation citoyenne
Au-delà de la critique institutionnelle, Obama encourage les Américains à soutenir les manifestations pacifiques qui se déploient à Minneapolis et dans d’autres villes du pays. Ces mouvements, selon lui, incarnent un devoir civique fondamental: celui de confronter les injustices, de préserver les libertés essentielles et de demander des comptes aux pouvoirs publics. L’ancien président martèle que cette situation doit servir de signal d’alarme à chaque citoyen, indépendamment de ses convictions politiques, concernant l’érosion progressive des valeurs qui définissent la nation.
Barack Obama interpelle directement l’administration Trump, l’exhortant à revoir sa stratégie qu’il juge responsable d’une aggravation délibérée d’une situation déjà explosive. Il appelle les autorités fédérales à travailler de concert avec le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey, afin de prévenir toute dérive supplémentaire et d’assurer une application de la loi conforme à ses objectifs légitimes. Pour l’ancien chef de l’État, l’enjeu dépasse la gestion d’une crise ponctuelle : il s’agit de réaffirmer les principes de responsabilité publique et le respect de l’État de droit, piliers fondamentaux de la démocratie américaine.



