Les réserves d’or et de devises représentent des sommes détenues par les banques centrales dans des actifs liquides comme des devises étrangères et des métaux précieux. Ces avoirs servent à payer des dettes internationales, stabiliser la valeur de la monnaie nationale et renforcer la capacité d’un pays à faire face à des chocs économiques externes. Plus ces réserves sont élevées, plus un État est jugé capable de maintenir la confiance des investisseurs et des partenaires financiers tout en soutenant ses besoins importateurs ou budgétaires. Face à ces enjeux, certains pays africains se distinguent par l’ampleur de leurs avoirs, révélant à la fois leurs ressources naturelles et la maturité de leurs marchés financiers. Voici le classement des dix pays africains qui possèdent les plus importantes réserves combinées d’or et de devises en 2026.
Maghreb et Afrique du Sud dominent les réserves
Au début de 2026, la Libye arrive en tête en Afrique, avec environ 92,9 milliards de dollars de réserves combinées d’or et de devises, une position qui la place aussi dans le peloton mondial selon le Global Firepower Index. Cette accumulation est largement liée aux recettes tirées du pétrole, même si des défis institutionnels et politiques limitent l’utilisation efficace de ces fonds.
Juste derrière, l’Algérie détient 83 milliards de dollars, soutenue par les recettes de gaz et de pétrole vers l’Europe, tandis que l’Afrique du Sud affiche 65,4 milliards de dollars, un niveau soutenu par une économie diversifiée et des marchés financiers développés. Ces chiffres montrent l’importance des ressources naturelles — énergie, mines, métaux — pour l’accumulation de réserves, mais aussi la manière dont la structure économique nationale influence la capacité à transformer ces richesses en avoirs monétaires.
Émergence et maturité des marchés financiers africains
Plus au nord et à l’est du continent, l’Égypte arrive en quatrième position, avec près de 44,9 milliards de dollars, soutenue par des recettes diversifiées telles que le canal de Suez, le tourisme et les envois de fonds. Suivent le Nigeria (38,6 milliards de dollars) et le Maroc (37,1 milliards de dollars), deux économies dont les réserves reflètent l’importance des hydrocarbures pour le premier, et des exportations variées pour le second.
Dans le sud du continent, des pays comme l’Angola (14,2 milliards de dollars) figurent aussi dans ce classement, une position influencée par l’importance historique du pétrole dans l’économie nationale malgré des perspectives de diversification difficiles.
Plus au sud et à l’est, le Kenya détient 10,1 milliards de dollars, renforçant sa place parmi les pays africains aux réserves significatives, tandis que la Tunisie totalise environ 9,3 milliards de dollars, malgré des défis économiques internes. Enfin, la Côte d’Ivoire ferme ce top 10 avec 7,4 milliards de dollars, une position qui s’explique par ses exportations de produits agricoles comme le cacao et par les mécanismes de gestion de devises liés à sa participation à une union monétaire régionale.
Classement des pays africains avec les plus grandes réserves d’or et de devises en 2026
- Libye – 92,9 milliards $
- Algérie – 83 milliards $
- Afrique du Sud – 65,4 milliards $
- Égypte – 44,9 milliards $
- Nigeria – 38,6 milliards $
- Maroc – 37,1 milliards $
- Angola – 14,2 milliards $
- Kenya – 10,1 milliards $
- Tunisie – 9,3 milliards $
- Côte d’Ivoire – 7,4 milliards $



