La rupture s’officialise par courrier. Sanctionné en interne, Bertin Koovi quitte le Bloc Républicain et revendique un choix de cohérence politique tout en confirmant son alignement public sur la dynamique portée par Romuald Wadagni.
Datée du 22 février 2026, la lettre de démission adressée au secrétariat exécutif et au bureau politique national du Bloc Républicain a circulé lundi soir. Bertin Koovi y indique prendre acte des mesures disciplinaires prononcées contre lui, dont la suspension de toute activité partisane. Militant se réclamant « respectueux des décisions des instances », il décrit une position devenue intenable. Son engagement public en faveur de Romuald Wadagni aurait précipité la rupture.
Ligne politique
La décision intervient après notification d’une note de service sanctionnant ses prises de position. En soutenant une candidature également appuyée par sa formation politique, l’intéressé évoque un risque de confusion et dit vouloir se « libérer de toute tutelle partisane devenue incompatible ».
Au fil de la correspondance, le ton oscille entre justification politique et message d’apaisement. La démission « n’entame en rien » ses relations avec les militants du parti, écrit-il, tout en réaffirmant son « soutien indéfectible » au président Patrice Talon. L’épisode survient alors que les repositionnements s’accélèrent autour des dynamiques préélectorales. Coordinateur national de la plateforme Wadagni 2026–2040, Koovi annonce la poursuite de ses activités politiques hors cadre partisan.
Un départ sans rupture totale
Aucune fermeture définitive, assure-t-il, évoquant la possibilité de collaborations futures « lorsque l’intérêt supérieur du Bénin l’exigera ». La formule maintient un lien politique malgré la sortie formelle. Plus offensif sur le rôle des partis, il rejette l’image d’un « simple club électoral » et plaide pour un appareil capable de protection militante et de consolidation démocratique.


Monsieur Bertin Coovi vient donc de faire la seule chose qu’il pouvait faire dans sa situation, démissionner. Visiblement ses prises de position dérangent dans le bloc mouvancier. Ceux-là ne supportent pas les têtes pensantes. Maintenant Bertin Coovi doit organiser sa protection physique, s’il ne veut pas se retrouver en pri-son. Cela ne doit pas lui échapper que le franc-par-ler n’est plus to-lé-ré dans la Ré-pu-bli-que. Après Monsieur Azanai, il est le prochain sur la liste. A bon entendeur, demi-mot.
Je pense moi aussi qu’il ne survivra pas à la rafle du verdiv.
Son éviction n’est pas un hasard et vient du propriétaire du BR. Bio Tchané n’étant que l’exécuteur testamentaire.
S’il ne prend pas ses dispositions pour se faire voir ailleurs, on lui collera très prochainement une puce à l’oreille pour qu’il se retrouve derrière les barreaux.
Il n’est pas bon d’avoir une opinion que celle de la ligne directrice dans ce pays.
Soit vous êtes dans le rang ou vous vous retrouverez devant le tribunal d’exception pour des chefs d’accusations dont ils ont le secret.
Destination Missereté pour une détention préventive et oublier dans les geôles insalubres de ce sinistre endroit.
Restons loin de ce pays. Du moins pour le moment.
Mais un jour nous serons assez fort pour contrer le vent le souffle, le soleil luira enfin pour nous et nous aurons la liberté.
Lire : rafle du vel d’hiv