Bénin : Le FINAB 2026 officiellement lancé à Family Beach

La quatrième édition du Festival International des Arts du Bénin (FINAB) a été officiellement lancée vendredi 20 février 2026 dans une ambiance festive et familiale. Dix jours de créativité, de musique, de mode et d’arts pluridisciplinaires sont au programme, avec la promesse d’une édition plus artistique, plus colorée et plus structurante que les précédentes.

« Le FINAB n’est pas uniquement une fête des arts. C’est un espace d’apprentissage, un espace de transmission et un espace de structuration », a rappelé Ulrich Adjovi, promoteur du festival. Il a insisté sur la dimension éducative et professionnelle du rendez-vous, qui permet aux jeunes artistes béninois et africains de se projeter dans les industries culturelles et créatives et de comprendre les mécanismes économiques et organisationnels qui régissent le secteur.

Fort de son succès passé, le FINAB 2026 innove avec plusieurs rendez-vous inédits. L’édition 2025 avait déjà rassemblé 200.000 participants, 426 stands et 251 artistes, avec une audience digitale estimée en centaines de milliers de visites, confirmant la capacité du festival à créer une synergie entre artistes, festivaliers et professionnels, et à devenir un carrefour vivant de la culture africaine et internationale.

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Cette année, le festival introduit le Nigeria Day et le Togo Day, mettant à l’honneur la culture de ces pays voisins à travers la musique, la mode, les arts plastiques et la gastronomie. La FINAB Fashion Week, prévue le 22 février, offre un espace de visibilité privilégié aux créateurs béninois et internationaux, avec Alphadi comme invité d’honneur. Une soirée orientale complète la programmation, célébrant la richesse culturelle de la communauté marocaine résidant au Bénin. Au total, dix jours de concerts, défilés, masterclass et conférences mobilisent plus de 30 artistes venus de 17 pays, consolidant le FINAB comme un lieu d’échanges, de créativité et de rayonnement culturel continental.

La culture, moteur de cohésion et de développement

Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a replacé le FINAB dans une perspective urbaine et socio-économique, affirmant que le festival dépasse largement le cadre artistique : « La culture n’est pas un supplément d’âme. Elle est une infrastructure invisible, au cœur de la résilience des femmes et des hommes. Investir dans la culture, ce n’est pas un luxe, c’est une stratégie », a-t-il indiqué.

Il a insisté sur le rôle économique concret du festival, capable de générer emplois et activités urbaines, tout en consolidant la cohésion sociale et l’identité culturelle de la ville : « Les arts sont une économie et pas seulement une expression. Un festival international, ce sont des emplois, ce sont des artisans, des techniciens, des restaurateurs, des hôteliers. C’est une dynamique urbaine. Une ville attractive est une ville créative. »

La ministre intérimaire du tourisme, de la culture et des arts, Shadiya Alimatou Assouman, a donné le top départ officiel du FINAB 2026, rappelant le rôle central du festival dans le rayonnement international du Bénin. Pour elle, ce rendez-vous s’impose comme « un espace structurant pour la création artistique au Bénin, favorisant les rencontres, les échanges professionnels et l’émergence de nouvelles perspectives pour nos artistes ».

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