À Cotonou, sur le site de Family Beach, les organisateurs du Festival international des arts du Bénin (FInAB) ont dévoilé, le jeudi 5 février, les orientations de la quatrième édition prévue du 20 février au 1ᵉʳ mars 2026. Face aux professionnels des médias, le promoteur Ulrich Adjovi a présenté un rendez-vous qui s’impose désormais comme un carrefour de la création contemporaine, où se rencontrent disciplines, générations et territoires.
Né d’un constat posé lors d’une mission de l’Uemoa au Burkina Faso, le FInAB s’est construit autour d’une ambition : offrir au Bénin une plateforme artistique fédératrice et visible à l’international. « À chaque tour de table, les autres pays parlaient fièrement de leurs festivals. Quand venait le tour du Bénin, nous étions souvent réduits à évoquer le Fitheb (…) Neuf mois après, le FInAB est né », a rappelé le promoteur en retraçant l’origine du projet.
Placée sous le thème « Les industries culturelles et créatives : levier de diversité culturelle, de coopération et de paix », l’édition 2026 entend consolider cette dynamique. Pendant dix jours, la ville deviendra un espace de circulation des idées et des formes artistiques. Arts visuels, musique, danse, cinéma, mode, théâtre et littérature y dialogueront dans une logique de fertilisation croisée, avec la participation d’artistes et de professionnels venus d’Afrique et d’ailleurs.
Le FInAB se présente ainsi comme une plateforme transversale où la création ne se limite pas à la scène. Performances, expositions, projections, rencontres professionnelles, gastronomie, artisanat et innovation participent à la construction d’un véritable écosystème. Cette architecture fait du festival un lieu de convergence entre expression artistique, économie culturelle et transmission des savoirs.
L’expérience acquise lors des précédentes éditions illustre cette montée en puissance. Lors de la présentation de l’édition 2025 au Nobila Airport Hôtel, Ulrich Adjovi évoquait déjà une plateforme polydisciplinaire en quête de reconnaissance. « Le FInAB est une plateforme polydisciplinaire dont la reconnaissance s’est construite grâce à l’effort de chacun de nous. Nous aspirons à être l’un des reflets de la créativité culturelle au Bénin », soulignait-il, insistant sur la vocation du festival à faire du pays une plaque tournante de la création.
La programmation s’articule autour de spectacles vivants, masterclasses, conférences-débats, showcases, projections cinématographiques et expositions. Des espaces comme le marché Tokp’Art prolongent cette logique en offrant une vitrine aux créateurs et aux artisans, tandis que les spectacles de rue et les concerts renforcent l’ancrage populaire de l’événement.
Au fil des éditions, le FInAB dépasse ainsi le cadre d’un simple rendez-vous artistique pour s’affirmer comme un espace de coopération, de circulation des imaginaires et de structuration des industries culturelles et créatives. Un point de gravité autour duquel se rencontrent les arts, les métiers et les publics, dans une dynamique qui inscrit durablement Cotonou sur la carte des grandes scènes culturelles.



