Le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, a organisé les 4 et 5 février 2026, au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, une série de cérémonies d’hommage consacrées aux anciens présidents de l’institution parlementaire. Une initiative présentée comme une première dans l’histoire du Parlement béninois et qui traduit la volonté de l’actuel président de reconnaître, de leur vivant, l’apport de ceux qui l’ont précédé.
Après Me Adrien Houngbédji, honoré le mercredi 4 février, la cérémonie du jeudi 5 février 2026 a mis à l’honneur Antoine Kolawolé Idji, Bruno Amoussou et Mathurin Coffi Nago. L’événement a rassemblé de nombreuses personnalités institutionnelles, parmi lesquelles la vice-présidente de la République Mariam Chabi Talata, le président de la Cour suprême Victor Dassi Adossou, le président de la Cena Sacca Lafia, l’ancien président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou, ainsi que des députés de toutes législatures confondues. Parents, proches et anciens collaborateurs des anciens présidents étaient également présents.
Au cœur de cette cérémonie, la présentation d’ouvrages scientifiques consacrés aux parcours parlementaires et politiques des trois anciens présidents. Les synthèses ont été exposées par les professeurs Gildas Enagnon, Mohamed Aboudou et Joël Adéloui. Conçus sous forme de mélanges, ces travaux rassemblent témoignages, analyses et contributions de chercheurs, offrant des lectures structurées et documentées de l’histoire parlementaire béninoise.
Dans son allocution, Louis Gbèhounou Vlavonou a souligné que ces ouvrages ne proposent pas des récits figés, mais des analyses exigeantes de trajectoires, de méthodes et de moments clés de la vie institutionnelle. Il a rappelé que l’hommage rendu à ses prédécesseurs relevait d’une promesse et d’un engagement solennel, inscrits dans une logique de continuité institutionnelle.
Les interventions ont mis en lumière des styles de présidence distincts. Bruno Amoussou a été présenté comme une figure marquée par la mesure, l’équilibre et la médiation institutionnelle. Antoine Kolawolé Idji a incarné, selon les analyses, une présidence fondée sur l’écoute, la pédagogie et l’apaisement, dans un contexte de consolidation démocratique. Mathurin Coffi Nago, pour sa part, a été associé à une trajectoire axée sur l’action, la réforme et le renforcement de l’efficacité du travail parlementaire, dans des périodes parfois éprouvantes pour l’institution.
Au-delà des portraits, le président de l’Assemblée nationale a invité à tirer des leçons communes de ces différentes expériences : la nécessité de préserver la place centrale du Parlement, de garantir l’expression pluraliste et de consolider la régulation démocratique. Il a rappelé que les gouvernances successives ne se superposent pas mécaniquement, mais s’inscrivent dans un processus d’apprentissage institutionnel. Prenant la parole au nom des anciens présidents, Bruno Amoussou a salué l’initiative de Louis Vlavonou, y voyant un acte d’humilité et de reconnaissance. Il a également appelé à renforcer la diplomatie parlementaire et à consolider les acquis institutionnels.



