Olatosho Mathieu Oschoffa n’est plus membre du Conseil supérieur de transition (CST) de l’Église du Christianisme Céleste (ECC). Le fils biologique du prophète fondateur, le pasteur Samuel Bilehou Joseph Oschoffa, a présenté sa démission le mercredi 28 janvier, à travers une correspondance adressée au coordinateur général de l’organe à Cotonou.
Dans sa lettre, il explique que sa décision repose sur des « raisons de conscience » et sur sa volonté de rester fidèle à la Constitution Bleue ainsi qu’aux enseignements spirituels qui fondent l’Église. Il y exprime également sa reconnaissance pour avoir servi au sein du CST et formule des vœux de succès et de bénédictions à l’endroit des membres restants.
Olatosho Mathieu Oschoffa souligne notamment que sa présence au sein de l’instance pourrait être perçue comme une contradiction avec ses convictions, au regard du traitement réservé, selon lui, aux textes fondamentaux de l’Église, dont la Constitution Bleue, le Livre Saint et les orientations spirituelles laissées par le fondateur. Il insiste sur la dimension spirituelle de l’institution, qu’il estime indissociable de son organisation juridique.
Dans son courrier, il fait également référence à certaines dispositions de la Constitution Bleue, en particulier celles relatives au nom de l’Église, à la doctrine, aux formes de culte et aux cantiques, qu’il considère comme des éléments intangibles hérités du fondateur. Il affirme agir « en âme et conscience », sans pression extérieure, afin de préserver sa paix intérieure et son engagement spirituel.
Cette démission intervient dans un contexte de tensions internes autour du processus de réunification de l’Église. Le week-end précédent, un autre membre du CST, le pasteur Justin Akha, a été exclu du diocèse de Côte d’Ivoire par Emmanuel Oschoffa, également fils du fondateur. Plusieurs fidèles, selon des sources internes, exprimeraient des réserves sur la conduite actuelle du processus, estimant que la dimension spirituelle de l’héritage du prophète fondateur n’est pas suffisamment prise en compte. Dans sa lettre, Olatosho Mathieu Oschoffa a par ailleurs remercié les autorités béninoises, notamment le président de la République Patrice Talon, pour leur implication dans la dynamique d’unification de l’Église.


