Un acte de violence spectaculaire a frappé Grenoble ce vendredi 6 février en milieu d’après-midi. Un dispositif explosif a été projeté à l’intérieur d’un institut d’esthétique du centre-ville, blessant six personnes. Si les blessures restent heureusement superficielles, l’événement marque les esprits par son audace et son caractère filmé.
D’après France info, l’incident s’est produit vers 14h45 dans un établissement situé près de la place Gustave Rivet. La déflagration a soufflé la devanture du commerce installé au rez-de-chaussée d’un bâtiment résidentiel. Parmi les victimes prises en charge par les secours figure notamment un jeune enfant de cinq ans. Les forces de l’ordre ont immédiatement sécurisé le secteur tandis qu’une assistance psychologique était déployée pour accompagner les personnes traumatisées.
Une attaque filmée et diffusée par ses auteurs
Le procureur de la République Étienne Manteaux qualifie l’objet utilisé d’explosif artisanal, écartant formellement la piste d’un armement militaire. L’engin comportait une charge limitée sans fragments métalliques, caractéristiques qui excluent selon lui une intention meurtrière. Les investigations préliminaires révèlent que l’attaque n’a visé aucune personne en particulier, renforçant l’hypothèse d’une opération d’intimidation.
L’aspect le plus frappant réside dans la diffusion volontaire des images par les agresseurs eux-mêmes. Une séquence vidéo publiée sur internet montre un individu masqué s’enfuyant du salon juste avant la détonation, tandis qu’un complice filme la scène. Pour le magistrat, cette mise en scène traduit « la désinhibition de la délinquance », un phénomène préoccupant qui témoigne d’une nouvelle forme d’audace criminelle.
Les témoins décrivent une scène de chaos
Les commerçants environnants ont été les premiers témoins de la violence. Julie, gérante d’un salon voisin, raconte avoir entendu « une énorme détonation » suivie de cris. Une autre résidente évoque un quartier submergé par les véhicules d’urgence, créant « un chaos complet ». Ces témoignages soulignent le choc ressenti dans ce secteur habituellement paisible.
L’exploitation des caméras de surveillance constitue désormais la piste privilégiée pour identifier les fuyards. Les autorités judiciaires n’ont à ce stade communiqué aucune information sur les motivations possibles, et aucune revendication n’a été enregistrée.



