Frappes américaines : l'Iran menace « toutes les bases et biens » américains

Washington et Téhéran se confrontent sur une ligne de fracture : Donald Trump impose un ultimatum de décision militaire, et l’Iran menace de frapper toute infrastructure américaine.

Pression américaine et montée des risques

Donald Trump, sous pression par le blocage des pourparlers nucléaires avec l’Iran, a durci jeudi sa posture. À l’ouverture d’une réunion à Washington devant le « Board of Peace », il a averti que « Vous allez le savoir probablement dans les dix prochains jours » quant à une option diplomatique ou militaire face à l’Iran, après des discussions jugées insuffisantes à Genève : il a ajouté, interrogé par des journalistes, que « Je pense que ce serait assez de temps, dix, quinze jours, à peu près maximum » pour trancher. « Il est évident depuis des années qu’il n’est pas facile de conclure un accord pertinent avec l’Iran. Nous devons conclure un accord pertinent sinon de mauvaises choses vont arriver », a déclaré Donald Trump depuis Washington.

Plus tôt dans la journée, il avait résumé sa ligne de conduite en termes sans détour : « Nous devrons peut‑être aller plus loin, ou peut‑être pas, nous allons peut‑être conclure un accord » — la menace implicite d’un recours à la force planant sur toute issue négative.

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Sur le terrain diplomatique et militaire, les signaux se multiplient. Depuis début janvier, la répression par Téhéran des manifestations anti-gouvernementales a déclenché une escalade diplomatique et militaire sans précédent. Après des rencontres indirectes à Genève entre émissaires américains et iraniens, aucune avancée décisive n’est intervenue. À l’inverse, l’armée américaine a considérablement renforcé sa présence dans le Golfe : porte‑avions, chasseurs, missiles et blindés y sont positionnés, donnant corps à la possibilité d’une frappe rapide. Plusieurs sources ont affirmé que les forces états‑uniennes pourraient frapper l’Iran « dès samedi » si la décision politique était prise, même si la Maison‑Blanche n’a pas confirmé de décision définitive.

Les bases américaines dans le viseur de l’Iran

Téhéran n’a pas tardé à réagir. Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, l’ambassadeur iranien auprès de l’Organisation Amir Saeid Iravani, a formulé une réponse sans ambiguïté. Il a averti qu’en cas d’attaque américaine, « l’Iran ripostera de manière décisive et proportionnelle selon les principes de légitime défense inscrits dans l’article 51 de la Charte des Nations unies ».

L’avertissement s’est durci dans la suite du texte diplomatique : « Dans de telles circonstances, toutes les bases, les infrastructures, et les biens américains dans la région constituent des cibles légitimes ». Ce langage inscrit explicitement les installations militaires dispersées dans le Golfe et le Moyen‑Orient dans le champ de possibles représailles iraniennes. L’avertissement iranien cite également une ligne du président américain recommandant l’usage de bases au Royaume‑Uni et dans l’océan Indien « should Iran decide not to make a deal » (si l’Iran refuse un accord), ce qui a été interprété par Téhéran comme un signal d’agression potentielle et donc un motif de menace expansive.

Depuis plusieurs semaines, l’Iran et les États‑Unis multiplient les échanges agressifs, sur fond d’une impasse diplomatique et d’un renforcement des postures militaires. Washington maintient qu’il cherche un accord “significatif” mais refuse de laisser Téhéran développer des capacités nucléaires, tandis que l’Iran insiste sur son droit à la défense et avertit que toute agression entraînera une réponse… à l’échelle de toutes les bases occidentales présentes dans la région. Parallèlement, les pourparlers nucléaires indirects se poursuivent à Genève. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi affirme que « des progrès ont été réalisés » et qu’une entente a été trouvée sur des « principes directeurs ».

L’administration Trump juge cette avancée insuffisante. Elle enjoint l’Iran à conclure rapidement un accord, tout en rappelant que les frappes restent une option viable. La fenêtre pour une décision — diplomatique ou militaire — s’étend sur les prochains jours. Les acteurs clés ont jusqu’à mi‑mars pour clore l’incertitude ou voir le conflit basculer dans une phase ouverte.

3 réflexions au sujet de “Frappes américaines : l'Iran menace « toutes les bases et biens » américains”

  1. Trump s’imagine qu’il va taper dur et sec, que l’Iran ne répliquera pas et qu’elle se couchera pour signer son accord à la c**

    Technique de mafioso. Ca marche avec la pègre new-yorkaise mais pas avec des mollahs perses. Il devrait le savoir !

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    • Les USA sortent d’une déculottée en Afghanistan et ils s’imaginent que ça va bien se passer en Iran.

      Ils n’apprendront jamais

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      • « Ils n’apprendront jamais »

        Ils sont aussi c*** que zobensky qui raconte qu’il n’en a rien à faire des m*** historiques. On voit où ça l’a mené ! Et c’est pas fini. Son pays risque d’être rayé de la carte

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