Immigration : plus de 600 migrants signalés morts ou disparus en 2026 selon l'OIM

Selon l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), en moins de deux mois, 606 migrants sont morts ou ont disparu en Méditerranée. C’est le bilan le plus lourd jamais enregistré par l’organisation onusienne à cette période de l’année depuis 2014. Ce Samedi 21 février, un bateau a coulé au large de la Crète en Grèce. Au moins 30 migrants ont disparu. Les secours ont été déployé sur zone et quatre corps ont été repêchés. D’après des sources concordantes, des patrouilleurs continuent de chercher des survivants. Ce récent naufrage clôt provisoirement une séquence meurtrière qui court depuis le 1er janvier.

Un record macabre qui remonte à dix ans

Depuis 2014, l’Organisation internationale des migrations compile les chiffres de la mortalité en Méditerranée. Elle n’avait jamais atteint un tel bilan à cette période de l’année. «Il s’agit du début d’année le plus meurtrier en Méditerranée depuis que l’OIM a commencé à recueillir ces données», confirme l’organisation dans un communiqué publié ce lundi. 606 signalements, morts ou disparus, en cinquante-quatre jours. La route de Crète concentre une part croissante de ces drames. Depuis plus d’un an, des embarcations quittent les côtes libyennes en direction de l’île grecque, porte d’entrée dans l’espace Schengen. La traversée dépasse les 300 kilomètres. En hiver, elle tue.

Des dispositifs de contrôle débordés

L’Europe dispose pourtant d’un arsenal. Frontex patrouille. L’opération Irini surveille les eaux de Méditerranée centrale. Des accords bilatéraux lient Bruxelles à Ankara, Tripoli, Tunis — financement contre rétention des flux. Le Pacte sur la Migration et l’Asile, adopté en 2024, devait harmoniser les procédures à l’échelle continentale. L’OIM pointe une chaîne de défaillances précise : absence de corridors légaux, réseaux de passeurs actifs, opérations de sauvetage insuffisantes.

L’organisation réclame un renforcement des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale et une coopération régionale accrue. Elle appelle aussi à développer des voies sûres et régulières afin de réduire les risques. Les réseaux de traite et de trafic illicite continuent d’exploiter les migrants en Méditerranée centrale», souligne l’OIM. Les recherches au large de Crète devraient se poursuivre. Le bilan du naufrage de samedi resterait provisoire dans l’attente de leur conclusion.

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