Iran : les USA ne veulent pas d'un scénario libyen mais n'écartent pas une action militaire

Quelques heures après l’avertissement lancé par l’ayatollah Ali Khamenei selon lequel toute attaque américaine contre l’Iran déclencherait « une guerre régionale », Washington a répondu par la voix de son représentant auprès de l’OTAN. Le guide suprême iranien avait pointé du doigt le déploiement continu de navires de guerre américains dans la région, évoquant l’implication potentielle du Hezbollah libanais, des Houthis yéménites et des milices chiites irakiennes en cas de conflit. C’est dans ce climat de tensions exacerbées que Matthew Whitaker, ambassadeur américain auprès de l’Alliance atlantique, a pris la parole sur Fox News.

L’ambassadeur américain à l’OTAN invoque l’échec de l’intervention en Libye

Le diplomate américain a tenu à préciser la position de l’administration Trump : Washington ne cherche pas à déstabiliser la République islamique. « Nous ne voulons pas que l’Iran devienne une autre Libye », a-t-il déclaré, rappelant que l’intervention contre Mouammar Kadhafi en 2011 « manquait de tout plan pour le lendemain de la chute du régime ». Cette référence au chaos libyen post-Kadhafi — un pays toujours morcelé entre factions rivales quatorze ans après la mort de son dirigeant — traduit une volonté affichée d’éviter un effondrement étatique similaire au Moyen-Orient.

L’allusion n’est pas anodine. La Libye, autrefois nation la plus prospère d’Afrique, s’est transformée en terrain d’affrontement entre milices armées après la chute de Kadhafi. L’ancien président Barack Obama avait lui-même qualifié l’absence de planification post-intervention de « pire erreur » de son mandat.

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Washington maintient la pression militaire sur Téhéran

Malgré ces assurances, Matthew Whitaker n’a pas fermé la porte à une option armée. L’administration Trump se dit prête à envisager une action militaire si Téhéran ne répond pas aux exigences américaines. La patience du président américain « n’est pas illimitée », a souligné le diplomate.

Cette posture de fermeté intervient alors que des contacts discrets se poursuivent entre les deux pays par l’intermédiaire d’Oman, du Qatar et possiblement de la Turquie. L’Arabie saoudite aurait également obtenu l’aval de Washington pour engager des pourparlers avec l’Iran, selon le quotidien libanais Al-Akhbar. Les États-Unis devraient toutefois poser des conditions préalables à toute négociation, notamment l’arrêt de certaines activités iraniennes dans la région.

Entre main tendue et menace militaire, Washington tente de maintenir un équilibre délicat, cherchant à contraindre Téhéran sans provoquer l’embrasement régional que le guide suprême iranien promet en cas d’attaque.

2 réflexions au sujet de “Iran : les USA ne veulent pas d'un scénario libyen mais n'écartent pas une action militaire”

  1. L’ambassadeur américain à l’OTAN invoque l’échec de l’intervention en Libye

    Ils prennent le reste du monde pour des démesurés.
    Pourquoi dire aujourd’hui que l’intervention en Lybie a été un échec alors que le But était de s’accaparer du Considérable Stock d’Or que Kadhafi voulait mettre à la disposition de toute l’Afrique et aussi des gisement de pétrole et d’or qui faisaient la richesse de ce pays.
    Ils ont réussi leur coup puisque personne ne connait où est passé toute cette réserve d’or et exploite les gisements pétrolifères de la Lybie depuis l’assassinat du Guide Lybien.
    En l’Iran, les USA sont en train de voir que leur aventure ne sera pas possible avec le soutien de la Chine et de la Russie à ce pays contre toute velléités de l’OTAN…ils cherchent une porte de sortir pour justifier le retour à la maison de l’Armada de guerre qu’ils ont déployée contre l’Iran

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    • But était de s’accaparer du Considérable Stock d’Or que Kadhafi voulait mettre à la disposition de toute l’Afrique…bèèèèè gadra….
      Ne répondez jamais à un iidiot…que des idioteries

      Répondre

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