Alors que des négociations autour de la possible dénucléarisation de l’Iran étaient en cours, la situation entre Washington et Téhéran se serait subitement dégradée. Les tensions seraient désormais telles que plusieurs pays ont pris les devants afin de prévenir leurs ressortissants de possibles frappes.
C’est le cas de la Pologne, qui a invité ses concitoyens se trouvant en Iran à quitter le pays le plus rapidement possible. Le Premier ministre Tusk a effectivement évoqué la possibilité d’un conflit imminent dans la région. La Russie a suivi, appelant à la retenue, qualifiant cette escalade de sans précédent.
La Pologne appelle ses ressortissants à quitter l’Iran, la Russie appelle au calme
Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a exhorté toutes les parties à privilégier les moyens diplomatiques. Il a ajouté que le Kremlin considérait cette solution comme étant la seule vraiment viable sur le long terme. Rappelons que l’Iran est un partenaire politique, économique et militaire important pour Moscou, qui a récemment “perdu” le Vénézuéla.
Ces craintes généralisées interviennent dans un contexte tendu, Washington poussant pour que Téhéran accepte un accord sur le nucléaire, le plus rapidement possible. Les États-Unis n’hésitent plus à évoquer la possibilité de frapper l’Iran, qui continue de son côté, à faire valoir son droit à l’autonomie. Téhéran vient par ailleurs de réaffirmer qu’aucun pays ne pourrait lui dicter la marche à suivre sur la question de l’enrichissement d’uranium.
Téhéran ne souhaite pas reculer, Washington accentue la pression
Dans le même temps, Washington déploie une véritable armada militaire au Moyen-Orient. Navires, hommes, avions, tout semble indiquer que les forces armées américaines se préparent à une action ciblée sur certains des intérêts iraniens, qu’ils soient militaires ou autres. Israël, partenaire de Washington, pousserait d’ailleurs en ce sens, avec l’espoir d’un changement radical de régime en Iran. Un régime qui lui serait un peu plus favorable.



