Alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis sont au maximum, laissant par ailleurs craindre un conflit d’ampleur, la Maison-Blanche a appris, par voie de presse, que Moscou serait impliqué dans la défense iranienne. En effet, le Financial Times évoque la vente de systèmes de défenses antiaérienne russes, pour 500 millions d’euros environ.
C’est au mois de décembre dernier qu’aurait été signé le contrat entre les deux nations, à Moscou. Cet accord concernerait la livraison de 500 lanceurs Verba et de 2500 missiles 9M336. Les livraisons ne sont toutefois pas prévues immédiatement. En effet, d’après la presse, elles seront réparties sur plusieurs phases, entre 2027 et 2029.
La Russie s’apprête à livrer des armements à l’Iran
Ces équipements appartiennent à la catégorie des missiles sol-air portables (MANPADS). Ce sont des éléments mobiles, flexibles, facilement transportables, qui permettent ainsi d’assurer la sécurité des forces armées même en mouvement. Ces missiles pourront être utilisés pour cibler avions, hélicoptères et drones, grâce à un guidage infrarouge.
Cet accord intervient dans un contexte spécifique, marqué par une guerre qui aura duré 12 jours, entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Un conflit qui perdure aujourd’hui, sur le plan diplomatique cependant, avec la volonté américaine de pousser Téhéran à abandonner son projet de développer l’arme nucléaire.
Les USA, sur le qui-vive suite à ces révélations
Le président américain Donald Trump a d’ailleurs évoqué la possibilité d’une action militaire en cas d’échec des discussions. Ces menaces pèsent lourd dans la décision iranienne de renforcer ses échanges avec ses partenaires les plus fiables. L’objectif ? Moderniser l’armée pour l’aider à faire face en cas de conflit à plus large échelle, notamment avec les forces armées américaines et israéliennes. Indirectement, ces investissements servent également à protéger le régime des Mollahs, qui comptent sur la dissuasion nucléaire pour assurer sa pérennité.
