Depuis le lancement des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina le 6 février 2026, un phénomène inattendu agite les coulisses du village olympique. Les quelque 10 000 préservatifs mis gratuitement à disposition des 2 900 athlètes ont disparu en trois jours seulement. Cette consommation record, bien supérieure aux prévisions des organisateurs, soulève des questions sur l’ambiance festive qui règne entre les compétitions et relance le débat sur la vie sociale intense qui caractérise traditionnellement ces rassemblements sportifs mondiaux.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En à peine 72 heures, l’intégralité du stock de contraceptifs destiné au village olympique s’est envolée. Les organisateurs avaient pourtant prévu environ 9 700 unités dans un premier temps, soit approximativement trois par participant selon les calculs du quotidien Le Parisien et rapporté par Au féminin. Cette moyenne, jugée raisonnable au regard des éditions précédentes, s’est révélée largement insuffisante face à la réalité du terrain. La presse italienne rapporte même que certains sites connaîtraient désormais une situation de pénurie.
La presse italienne s’amuse de la consommation record à Milan-Cortina
Le Corriere della Sera, principal quotidien italien, n’a pas manqué de souligner avec humour cette situation pour le moins inhabituelle. Le journal a ironisé en écrivant que face à l’adrénaline ambiante et la cohabitation forcée des athlètes, le véritable défi semblerait être de rester abstinent. D’autres médias transalpins se sont également emparés du sujet.
Face à cette situation imprévue, le service de presse des Jeux s’est voulu rassurant. Dans une déclaration transmise à la presse, les responsables ont rappelé qu’en accord avec la tradition olympique établie depuis plusieurs éditions, l’accès gratuit aux contraceptifs a toujours été garanti aux sportifs dans le cadre des mesures de prévention sanitaire. Ils ont précisé que si le besoin s’en faisait sentir, des approvisionnements supplémentaires seraient assurés tout au long de la manifestation sportive.
Cette distribution massive de contraceptifs dans les villages olympiques n’est pas une nouveauté. Lors des Jeux olympiques d’été de Paris 2024, pas moins de 240 000 préservatifs avaient été mis à la disposition des 15 000 athlètes et membres des délégations présents, selon plusieurs médias français. Ces contraceptifs, fabriqués en Alsace, représentaient le deuxième volume le plus important jamais enregistré après les Jeux de Rio en 2016. Cette tradition de prévention, instaurée il y a plusieurs décennies, vise à sensibiliser les participants aux risques liés aux infections sexuellement transmissibles dans un contexte de brassage international intense.
Entre compétition sportive et vie sociale au village des athlètes
Le village olympique constitue un microcosme unique où près de 2 900 sportifs de haut niveau, venus des quatre coins de la planète, se côtoient quotidiennement. Entre les moments de compétition acharnée, les séances d’entraînement intensives et les périodes indispensables de récupération, les interactions sociales se multiplient naturellement. Cette proximité favorise les rencontres, les échanges culturels, mais aussi les relations personnelles dans un environnement à la fois stimulant et stressant.
Si les Jeux Olympiques demeurent avant tout une célébration du sport de haut niveau et l’occasion pour le public d’assister à des performances athlétiques exceptionnelles, ils n’échappent jamais totalement aux controverses ou aux sujets annexes qui alimentent les conversations. L’édition de Milan-Cortina 2026 ne fait pas exception à cette règle.
