Le Nigeria dément tout paiement de rançon pour la libération de 230 écoliers

Plusieurs médias ont rapporté que le Nigeria aurait versé une rançon à Boko Haram pour la libération d’environ 230 écoliers. Abuja rejette toutefois ces allégations.

Deux cent trente otages et une promesse qui s’éternise

En novembre 2025, l’école catholique St. Mary’s, située dans l’État du Niger au Nigeria, a été attaquée en pleine nuit par un groupe armé lié à Boko Haram. Les assaillants ont fait irruption dans le campus alors que les élèves dormaient, tirant des coups de feu pour semer la panique, puis rassemblant environ 300 enfants et membres du personnel à l’extérieur sous la menace des armes. Une cinquantaine d’élèves ont pu s’échapper dans la confusion. Les kidnappés ont ensuite été transportés sur des motos et véhicules vers des zones isolées. Après plusieurs semaines de captivité, environ 230 écoliers et membres du personnel ont été libérés par l’armée.

Des médias rapportent que des sources au sein des services de renseignement nigérians décrivent un scénario radicalement différent. Selon ces médias, Abuja aurait déboursé une rançon colossale — sept millions de dollars — livrée par hélicoptère au bastion de Boko Haram à Gwoza, dans l’État de Borno, à la frontière camerounaise. Le prix du silence ? La libération de deux commandants djihadistes par le Nigeria. Ce mardi 24 février 2026, le ministre de l’Information et de l’Orientation Nationale, Mohammed Idris, riposte.

Des allégations « totalement fausses et infondées »

« Aucune rançon n’a été versée et aucun commandant militant n’a été libéré, » affirme Idris, qualifiant les allégations d' »infondées. » Le gouvernement décrit la libération des otages comme « le résultat d’un travail de renseignement professionnel et d’une précision opérationnelle. »

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Attaque supplémentaire du ministre : « Ces accusations portent atteinte au professionnalisme et à l’intégrité des forces de sécurité nigérianes. » Les autorités exhortent les médias à « vérifier les faits avant de publier des informations spéculatives susceptibles d’encourager les criminels ou de saper le moral des troupes. »

Il poursuit dans le communiqué : « L’affirmation selon laquelle la rançon aurait été livrée par hélicoptère aux insurgés, avec confirmation transfrontalière de réception, est pure invention. Le DSS a formellement rejeté cette allégation, la qualifiant de fausse et ridicule. Afin d’éviter toute ambiguïté, aucune rançon n’a été versée et aucun commandant militant n’a été libéré.« 

La situation des enlèvements au Nigeria s’est dégradée ces derniers mois, avec une multiplication d’attaques visant des écoles, des villages et des lieux de culte. En janvier 2026, plus de 160 fidèles ont par exemple été enlevés lors d’attaques contre des églises dans l’État de Kaduna. Les autorités mènent régulièrement des opérations pour libérer des otages. Les autorités exhortent les médias à « vérifier les faits avant de publier des informations spéculatives susceptibles d’encourager les criminels ou de saper le moral des troupes. »

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