Trump annonce un danger immédiat. Des missiles iraniens peuvent déjà menacer l’Europe et Washington alerte sur une expansion de la portée vers le territoire américain.
Lors de son discours sur l’état de l’Union mardi soir, Donald Trump a accusé l’Iran de chercher à développer des missiles capables d’atteindre le territoire américain. « Ils ont déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases à l’étranger, et ils travaillent à la construction de missiles qui seront bientôt capables d’atteindre les États-Unis d’Amérique » a-t-il déclaré. Reste que Trump négocie simultanément avec Téhéran et le clame à qui veut l’entendre.
L’accumulation de déclarations bellicistes intervient alors que les relations USA – Iran touchent à leurs plus bas depuis janvier 2026. Des responsables iraniens avertissent qu’ils sont « prêts pour la guerre » après que le président américain Donald Trump menace d’une action militaire en réponse aux répressions. Deux semaines plus tard, Trump déclare qu‘ »une immense Armada se dirige vers l’Iran« , tandis que l’USS Abraham Lincoln rejoint le Golfe persique flanqué de destroyers lanceurs de missiles. Téhéran répond coup pour coup : le chef de l’armée iranienne, Amir Hatami, avertit d’une « riposte écrasante » et annonce avoir doté les régiments de 1 000 drones, tandis que le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, déclare que les capacités balistiques iraniennes « ne feront jamais l’objet de négociations« . Les deux capitales jouent au bord du précipice, oscillant entre brandissement d’armes et promesses diplomatiques.
Les missiles longue portée, une menace théorique à l’horizon 2035
L’écart avec les estimations officielles saute aux yeux. La Defense Intelligence Agency a évalué en 2025 que l’Iran pourrait développer un missile balistique intercontinental d’ici 2035 — à condition que Téhéran décide effectivement de poursuivre cette capacité. Aucune confirmation que cette décision ait été tranchée.
Chiffres concrets : l’Iran possède actuellement des missiles balistiques à courte et moyenne portée avec une portée maximale de près de 3 000 kilomètres. Les États-Unis se situent à plus de 9 000 kilomètres du point le plus occidental iranien. Le fossé technologique demeure abyssal.
Entre diplomatie affichée et escalade réelle
Trump a justifié son durcissement par l’urgence nucléaire. « Je préférerais résoudre ce problème par la diplomatie, mais une chose est sûre : je ne permettrai jamais au premier État au monde sponsor du terrorisme de posséder une arme nucléaire. » Dans le même temps, il affirme que Téhéran souhaite conclure un accord. « Nous sommes en négociations avec eux et ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas entendu ces mots secrets : « Nous n’aurons jamais d’arme nucléaire.«
Les pourparlers se poursuivent à Genève. L’Iran répète publiquement chercher une solution diplomatique. Cependant, le renforcement militaire américain et les déclarations de Trump alimentent le doute sur la viabilité réelle de ces échanges. Aucune avancée n’est signalée.
Les deux nations restent enfermées dans un cycle d’escalade. Le moindre incident ou un nouvel échange verbal pourrait basculer les tensions bien au-delà des déclarations actuelles.


« L’Iran développe des missiles capables de frapper les USA selon Trump »
Les USA ont développé des missiles capables de frapper l’IRAN selon moi