Le décès de Quentin Deranque, survenu le samedi 14 février 2026, a plongé la ville de Lyon dans une vive émotion. Âgé de 23 ans, cet étudiant, dont le parcours mêlait cursus scientifique, engagement religieux et militantisme identitaire, a succombé à ses blessures deux jours après une violente altercation en marge d’une conférence politique. Retour sur le profil d’un jeune homme aux multiples facettes.
Un étudiant lyonnais entre sciences, philosophie et foi
Originaire de Saint-Cyr-sur-le-Rhône, en France, Quentin Deranque s’était installé à Lyon pour poursuivre ses études supérieures. Inscrit en BUT Sciences des données à l’université Lumière Lyon II, il était décrit par ses camarades comme un étudiant sérieux, également passionné par la philosophie.
Parallèlement à son cursus universitaire, il occupait une place active au sein de la communauté catholique lyonnaise. Décrit par ses proches comme un « esprit brillant et curieux », il s’investissait dans l’action sociale, notamment via l’accueil Saint-Martin, où il participait à la distribution de repas pour les plus démunis. Ce profil de jeune homme investi dans l’aide humanitaire locale tranchait, pour ceux qui le côtoyaient, avec l’image de violence associée à la soirée du drame.
Un engagement militant au cœur de la mouvance identitaire
Le parcours de Quentin Deranque était également marqué par des convictions politiques affirmées. Proche des cercles nationalistes, il gravitait autour de plusieurs organisations, dont le collectif Némésis. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il se trouvait quai Fulchiron le soir du 12 février, afin d’assurer la sécurité de militantes de ce mouvement lors d’une mobilisation en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Si ses soutiens le présentent comme un « protecteur pacifique », l’enquête ouverte par le procureur Thierry Dran cherche à déterminer les circonstances exactes de la rixe l’ayant opposé à des groupes antagonistes. Cette altercation a tragiquement basculé en un lynchage collectif par des individus masqués. Alors que l’instruction pour homicide volontaire se poursuit, le parcours de Quentin Deranque est aujourd’hui devenu un symbole de la polarisation croissante des tensions politiques dans la capitale des Gaules.
