Mondial 2026 : le Maroc parmi les favoris selon Arsène Wenger

Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, a formulé une prédiction audacieuse concernant les ambitions du Maroc pour les prochaines éditions de la Coupe du Monde. Selon le technicien français, les Lions de l’Atlas pourraient bien s’imposer comme une force majeure de la compétition planétaire. Cette analyse intervient alors que le football marocain connaît une période d’effervescence remarquable. L’enjeu central demeure la redéfinition du positionnement géopolitique du Maroc dans la hiérarchie mondiale du football, le distinguant désormais des autres sélections africaines.

Wenger et la nouvelle ambition marocaine pour 2026

Le diagnostic de Wenger repose sur une conviction forte : le Maroc dépasse aujourd’hui le cadre des compétitions continentales pour rivaliser avec les plus grands du football mondial. Lors d’une interview accordée au média nigérian BSNSports, celui qui a marqué l’histoire de l’Arsenal a estimé que « le plus grand concurrent du football européen lors de la prochaine Coupe du Monde » proviendrait du Royaume. Cette évaluation ne procède pas d’une simple spéculation. Il s’appuie sur des indicateurs : la concentration de joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens, la solidité financière des structures du football marocain et une progression tactique indéniable observée lors des grandes compétitions internationales.

Wenger ne s’est pas contenté de dresser un portait de la sélection marocaine pour 2026. Il a également envisagé que le Maroc puisse remporter le trophée dans les cinq prochaines éditions mondiales, un horizon temporel qui s’étend bien au-delà de la prochaine échéance. Cette projection repose sur la dynamique engagée au cours des dernières années et l’accélération du développement structurel du football au sein du pays. L’efficacité défensive couplée à une capacité d’adaptation face aux schémas européens constituent les fondations de cette optimisme du directeur de la FIFA.

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Entre 2018 et 2022, le Maroc a progressivement modifié sa trajectoire dans les grandes compétitions. Qualifiée en 2022 pour le Mondial, la sélection s’est distinguée lors du tournoi au Qatar en atteignant le stade des demi-finales, une première pour une équipe du continent africain. Après des victoires successives contre l’Espagne et le Portugal, le Maroc s’est incliné face à la France lors du dernier carré, avant de remporter le match pour la troisième place face à la Croatie. Cette trajectoire ascendante a démontré que la sélection marocaine possédait non seulement le talent collectif nécessaire, mais aussi la capacité à rivaliser contre les plus grands noms du football mondial sur le plan tactique et physique.

Maroc : une reclassification mondiale qui redéfinit le football africain

L’argument majeur de Wenger porte sur une reclassification fondamentale : le Maroc ne peut plus être analysé exclusivement selon les critères qui gouvernent l’évaluation des sélections africaines. La densité de talents d’élite évoluant dans les cinq grands championnats européens, associée à la valeur marchande élevée de l’effectif marocain, propulse la sélection vers un statut différent. Cette position rappelle que les critères traditionnels de hiérarchie continentale ne suffisent plus à rendre compte de la réalité compétitive du football professionnel contemporain.

Pour Wenger, ces évolutions structurelles, couplées à la qualité de jeu affichée par la sélection, placent désormais les Lions de l’Atlas au même niveau que des nations traditionnellement dominantes comme l’Espagne, la France ou l’Angleterre, plutôt que dans la catégorie des puissances africaines conventionnelles. L’analyse de Wenger invite ainsi à une recomposition de la géographie du football mondial, où la performance devient le critère premier d’appartenance aux élites.

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