À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, le regard international se pose de nouveau sur le Bénin. Réunie le vendredi 20 février 2026 à Cotonou, la mission d’évaluation préélectorale du National Democratic Institute (NDI) a livré une déclaration préliminaire mêlant satisfecit technique et mise en garde démocratique.
Déployée dans le cadre du scrutin à venir, la mission est co-dirigée par José Carlos Fonseca, ancien président du Cabo Verde, et Catherine Samba-Panza, ancienne cheffe de l’État de transition de la République centrafricaine. La délégation comprend des responsables politiques et civiques ainsi que des experts électoraux venus d’Afrique et d’Amérique du Nord.
Face à la presse, le conseiller spécial du président du NDI, Christopher Fomunyoh, a résumé la position de la mission : les préparatifs de l’élection « progressent comme prévu », mais la consolidation démocratique exige un engagement constant.
Un processus électoral jugé conforme au calendrier
Au cours de son séjour, la délégation a rencontré l’ensemble des acteurs du processus électoral: Commission électorale nationale autonome, Cour constitutionnelle, Autorité de l’audiovisuel et de la communication, Assemblée nationale, partis politiques, confessions religieuses, organisations de la société civile, médias, universitaires, ainsi que les deux candidats à la magistrature suprême.
À l’issue de ces consultations, la mission estime que les préparatifs techniques avancent conformément aux prévisions. Le calendrier électoral est respecté et les mécanismes institutionnels fonctionnent dans le cadre établi. « Les élections crédibles, à travers lesquelles les citoyens peuvent choisir librement leurs dirigeants, sont un élément essentiel à la démocratie », a déclaré José Carlos Fonseca. Insistant sur la dimension inclusive du scrutin, il a rappelé que les électeurs doivent pouvoir exprimer un choix libre et éclairé.
Après le scrutin, le défi du pluralisme politique
Si le 12 avril constitue l’échéance immédiate, la mission attire l’attention sur des enjeux plus structurels. Selon ses conclusions, des réformes à moyen et long terme seront nécessaires pour renforcer le pluralisme politique et consolider la représentation citoyenne. « Construire et entretenir la démocratie est un processus de tous les jours », a souligné Catherine Samba-Panza. Saluant l’héritage de la Conférence nationale de 1990, elle a rappelé l’importance de préserver le consensus démocratique qui a longtemps fait du Bénin une référence en Afrique francophone.
Christopher Fomunyoh a, pour sa part, mis en avant la diversité de la délégation, qu’il considère comme un signe de solidarité de la communauté internationale envers le peuple béninois. La mission a remercié les acteurs rencontrés pour leur disponibilité et a salué l’appui du National Endowment for Democracy (NED), dont le soutien a rendu possible cette initiative.
Conduite conformément aux lois béninoises et à la Déclaration des principes pour l’observation internationale des élections adoptée par les Nations unies en 2005, la mission affirme avoir agi de manière strictement impartiale, sans interférence dans le processus électoral.
À sept semaines du scrutin, le message du NDI est donc double. La mécanique électorale est en place, mais la vitalité démocratique ne se mesure pas uniquement à l’organisation d’un vote. Elle se joue aussi dans la capacité du système politique à garantir, dans la durée, pluralisme, inclusion et confiance citoyenne.




Qu’ils fassent preuve d’intelligence en distribuant l’argent des préparatifs aux pauvres. Le résultat est déjà connu. C’est pour montrer que vous êtes un état démocratique. Mon c…