En Russie, les tensions s’intensifient entre le pouvoir en place et l’application Telegram. En effet, le fondateur du groupe, Pavel Durov, a affirmé sur les réseaux sociaux que le Kremlin avait décidé de restreindre l’accès à l’outil de messagerie. L’objectif ? Rediriger les utilisateurs vers une application développée et contrôlée par l’État, baptisée MAX.
Selon lui, cette stratégie viserait à renforcer le contrôle des communications en ligne. Il a notamment mis en avant un précédent en Iran ou l’application Telegram a été bloquée, sans jamais toutefois véritablement disparaître. En Russie, la situation serait donc la même (ou sur le point de l’être).
Pavel Durov tacle le Kremlin et MAX
En effet, la Russie tenterait d’imposer des restrictions à l’outil et à ses fonctionnalités sans pour autant l’interdire. Il est cependant possible qu’à termes, les institutions qui l’utilisent, de même que les politiques, soient “forcés” à revoir leur plan. En revanche, opposants, médias ou influenceurs pourraient continuer à l’utiliser, même si l’outil sera forcément moins adapté… À moins que la justice n’en décide autrement et annonce un blocage total.
L’autorité russe de régulation des communications, Roskomnadzor, justifie ces mesures par des manquements répétés à la législation nationale. Selon les dires de cette autorité, Telegram aurait été notifié de certains manquements, qui n’auraient pas été corrigés. Les applications WhatsApp et FaceTime ont connu le même sort.
Telegram bientôt amené à comparaître face à la justice russe
Dans le même temps, les autorités russes accusent Telegram de ne pas assez en faire pour protéger les données personnelles des utilisateurs. En outre, l’application est aussi accusée de pas mettre assez de mesures en place pour lutter contre les contenus associés à de la fraude ou au terrorisme. Telegram devra d’ailleurs comparaître devant huit tribunaux afin de répondre de ces chefs d’accusation. L’entreprise risque environ 830 000 dollars.
Telegram n’en est pas à sa première attaque. Il y a quelques jours, Pavel Durov, son fondateur, avait accusé la France de ne pas être un pays libre. Une sortie effectuée quelques heures après l’annonce de la perquisition au sein des locaux du réseau social X.




Les cas de la France et de la Russie sont différents. Micron veut avoir accès au contenu des messageries, Poutine veut empêcher que Telegram soit utilisé pour les actions terroristes des ukron@zes. Dernier exemple en date la tentative d’assassinat d’un général russe.
Même problème pour Durov mais pas pour les mêmes raisons