Le président sud-africain Cyril Ramaphosa et son homologue russe Vladimir Poutine ont échangé cette semaine sur la présence de ressortissants sud-africains engagés aux côtés des forces russes dans la guerre en Ukraine. L’entretien, intervenu dans un contexte diplomatique sensible, porte sur le sort de ces citoyens et les voies envisageables pour leur retour rapporte Business Day. Pretoria a confirmé avoir été saisie par des familles préoccupées par la situation de leurs proches. Au cœur des discussions : la protection des ressortissants et la clarification des conditions de leur engagement.
L’échange entre les deux chefs d’État intervient alors que la question des combattants étrangers dans le conflit ukrainien continue de susciter des réactions à travers le monde. Selon les autorités sud-africaines, plusieurs citoyens se trouveraient actuellement en territoire russe après avoir rejoint des unités engagées dans la guerre. Les modalités exactes de leur présence varieraient selon les cas, certains ayant signé des contrats, d’autres ayant répondu à des offres d’emploi qui auraient évolué vers un engagement militaire. Pretoria indique suivre la situation à travers ses canaux diplomatiques.
Les autorités sud-africaines ont fait état de sollicitations émanant de familles affirmant que leurs proches auraient été recrutés sous des conditions peu claires. Les profils évoqués concernent principalement de jeunes adultes. Si le nombre exact n’a pas été officiellement détaillé dans toutes ses composantes, des informations publiées par la presse locale mentionnent plusieurs dizaines de cas signalés aux services compétents. La priorité affichée par Pretoria demeure l’assistance consulaire et l’évaluation des possibilités de retour.
Un dossier diplomatique sensible autour des ressortissants engagés en Ukraine
La conversation entre Cyril Ramaphosa et Vladimir Poutine s’inscrit dans un dialogue bilatéral plus large entre Pretoria et Moscou. L’Afrique du Sud entretient des relations historiques avec la Russie, notamment au sein de cadres multilatéraux comme les BRICS. Toutefois, la guerre en Ukraine a placé Pretoria dans une position d’équilibre délicat sur la scène internationale, le pays appelant régulièrement à une solution négociée au conflit.
Sur le plan juridique, l’engagement de citoyens sud-africains dans une armée étrangère soulève des questions relevant du droit national. La législation sud-africaine encadre la participation de ses ressortissants à des conflits extérieurs, notamment lorsqu’il s’agit d’activités militaires. Les autorités ont indiqué examiner chaque situation individuellement, afin de déterminer si des dispositions légales pourraient s’appliquer. Dans le même temps, le gouvernement insiste sur la nécessité d’assurer la sécurité des personnes concernées.
Recrutement de combattants africains par la Russie : un phénomène documenté
La situation des Sud-Africains ne constitue pas un cas isolé sur le continent. Depuis le début du conflit en Ukraine, plusieurs pays africains ont signalé la présence de leurs ressortissants au sein de structures militaires liées à la Russie. Des cas ont été évoqués au Cameroun, au Kenya, en Zambie, au Nigeria ou encore en République centrafricaine. Dans certains épisodes, des gouvernements ont entrepris des démarches diplomatiques après avoir appris la capture ou le décès de citoyens engagés sur le front.
Les mécanismes de recrutement décrits dans différentes enquêtes font état d’offres d’emploi publiées en ligne ou relayées par des intermédiaires promettant des rémunérations attractives. Certains volontaires auraient signé des contrats en Russie avant d’être intégrés à des unités combattantes. D’autres situations laissent penser que les conditions initiales présentées ne correspondaient pas toujours à la réalité du terrain. Les autorités russes n’ont pas communiqué publiquement de données détaillées sur l’origine nationale des combattants étrangers présents dans leurs rangs.
Dans ce contexte, l’entretien entre Ramaphosa et Poutine vise à clarifier le statut des Sud-Africains concernés et à explorer les voies diplomatiques possibles. Pretoria affirme privilégier une approche pragmatique, centrée sur la protection de ses ressortissants, sans remettre en cause le cadre global de ses relations bilatérales.




Ramaphosa…Sud-Africains, réveillez-vous
Vos citoyens sont kidnappés pour tenter de faire aux ukrainiens ce que les racistes de l’apartheid vous ont fait durant la guerre contre l’apartheid
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