Nicolas Maduro est emprisonné à Brooklyn depuis près de deux mois, inculpé de narco-terrorisme. Moscou dénonce une violation du droit international et réclame sa libération.
Une opération qui ravive les tensions
Le 3 janvier, quelque 100 personnes trouvent la mort lors d’une opération militaire américaine à Caracas selon plusieurs sources. Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores sont capturés, puis évacués vers le sol américain. Les autorités fédérales les accusent de narco-terrorisme et de trafic de cocaïne.
À Genève, lors d’une réunion de haut niveau du Groupe des Amis en défense de la Charte des Nations Unies, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Dmitri Lioubinsky lâche le verdict : « L’agression armée américaine contre le Venezuela constitue une violation flagrante du droit international, y compris la Charte des Nations unies. » Moscou réclame leur libération immédiate. Pas de condamnation formelle de l’ONU. Pas de consens diplomatique non plus. Les appels ne portent que les voix de quelques capitales.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Dmitri Lioubinski a dénoncé les actions américaines : « Les représailles extrajudiciaires dans la mer des Caraïbes, résultant du naufrage de navires par les Américains sous prétexte de lutte contre le trafic de drogue, sont tout aussi inacceptables ».
Réactions russes et enjeux pétroliers
Les tensions entre Washington et Caracas s’éternisent depuis des décennies autour du pétrole, des accusations de trafic de drogue, et du contrôle géopolitique régional — les États-Unis ont imposé des sanctions massives qui ont plongé le Venezuela en crise humanitaire. Le 3 janvier 2026, après l’opération militaire américaine commandée par Trump, Delcy Rodríguez, 56 ans, ancienne vice-présidente et ministre du pétrole de Maduro, a été assermentée présidente par intérim, bien qu’elle marche sur un fil entre les exigences de Washington et la loyauté aux chavistes.
Lioubinski a rappelé que les sanctions unilatérales imposées depuis des décennies prennent des formes « de plus en plus sophistiquées ». Il a également qualifié l’agression armée du 3 janvier d’« une violation flagrante du droit international, y compris la Charte des Nations unies ».
La Russie a appelé Washington à libérer immédiatement Maduro et son épouse. « Nous restons fermes en faveur du respect de la souveraineté du Venezuela et du règlement pacifique de toutes les différences », a-t-il insisté. L’intervention américaine pourrait selon lui, modifier la géopolitique régionale et peser sur les marchés pétroliers, alors que les flux traditionnels ont été interrompus.

