Bénin : 24 mois ferme pour un faux militaire qui volait à l'UAC

Quatre agents de sécurité de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) ont porté plainte contre un homme qui se faisait passer pour un militaire en mission. Le tribunal d’Abomey-Calavi l’a condamné le 11 mars 2026.

Un mode opératoire rodé : l’emprunt du téléphone

L’homme opérait la nuit, en uniforme militaire. Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2025, il a demandé à un premier agent de lui prêter son téléphone Android pour joindre un supérieur, selon les faits rapportés par Libre Express. Il s’est éloigné, puis a disparu avec l’appareil.

Un second agent a subi le même procédé : son téléphone à touches lui a été dérobé selon la même stratégie. Un ordinateur portable a également été volé à un troisième plaignant. Le quatrième s’est joint à la plainte pour un préjudice distinct.

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Un prévenu en détention depuis janvier 2026

À la barre, le prévenu a reconnu deux plaignants sur quatre. Il a déclaré avoir effectué son service militaire en 2001, sans contester formellement les faits. Le parquet avait requis 12 mois ferme. Le juge a prononcé le double : 24 mois de prison ferme, 100 000 FCFA d’amende, et 440 000 FCFA de dommages et intérêts au total répartis entre les quatre victimes. Le prévenu était en détention provisoire depuis janvier 2026.

La peine dépasse les réquisitions du parquet

Le tribunal a condamné le prévenu à payer 350 000 FCFA à l’agent dont l’ordinateur a été volé, 65 000 FCFA et 15 000 FCFA aux propriétaires des téléphones, et 10 000 FCFA au quatrième plaignant. Ces montants correspondent aux sommes réclamées par les victimes constituées partie civile lors de l’audience. Le prévenu a été reconduit en détention pour purger le reste de sa peine, déduction faite de la période passée en détention provisoire depuis janvier 2026. Aucune décision d’appel n’a été signalée à ce stade.

2 réflexions au sujet de “Bénin : 24 mois ferme pour un faux militaire qui volait à l'UAC”

  1. Vivement que le PAM ( Programme alimentaire mondial) vienne au secours de notre pays
    La faim gagne du terrain amenant nos compatriotes à se servir de tous les stratagèmes pour gagner un repas au quotidien
    Celui-là a besoin d’aide que la privatisation de liberté.
    Ce que je crois

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  2. Pour d4s miettes, se retrouver derrière les barreaux.

    Et puis dans un pays où les jeunes sont formés puis laisser à eux-mêmes.

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