La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a décidé, mardi 24 mars 2026, de soumettre la tiktokeuse Florence Kingbo à une expertise médicale. La juridiction a, dans le même temps, renvoyé l’examen du dossier au 2 juin 2026, dans l’attente des conclusions de cette évaluation. La décision a été rendue en audience publique, la Cour estimant nécessaire de disposer d’un avis médical avant de poursuivre l’analyse du fond du dossier.
Selon les termes de la décision, l’examen médical devra être réalisé au Centre Jacquot. Cette mesure vise à déterminer si la prévenue présente ou non des troubles mentaux susceptibles d’influer sur sa responsabilité pénale. La juridiction attend de cette expertise des éléments précis sur l’état psychique de Florence Kingbo au moment des faits qui lui sont reprochés.
Les conclusions devront être versées au dossier avant la prochaine audience afin d’éclairer la formation de jugement. En droit pénal, l’établissement d’éventuels troubles mentaux peut avoir une incidence directe sur l’appréciation de la responsabilité de la personne poursuivie, notamment en cas d’altération ou d’abolition du discernement.
Une procédure suspendue dans l’attente des résultats
Dans l’attente du rapport médical, la CRIET a décidé de suspendre l’examen du fond de l’affaire. Le renvoi au 2 juin 2026 fixe une échéance pour la production de l’expertise, condition préalable à la reprise des débats sur les faits. Cette étape procédurale s’inscrit dans le cadre des prérogatives de la juridiction, qui peut ordonner toute mesure d’instruction jugée utile à la manifestation de la vérité. Elle intervient alors que la Cour cherche à disposer d’une base complète pour statuer.
Lors de l’audience précédente, la prévenue avait pris une position distincte de celle de ses avocats en assumant publiquement les propos jugés outrageants à l’encontre du chef de l’État. Cette déclaration avait marqué les débats et renforcé la nécessité, pour la juridiction, de clarifier sa situation au plan médical.
Une décision attendue après le dépôt du rapport
La suite de la procédure dépendra des conclusions rendues par les spécialistes du Centre Jacquot. Ces éléments devront permettre à la Cour de déterminer si Florence Kingbo peut être jugée dans les conditions ordinaires ou si des dispositions spécifiques doivent être envisagées. Sauf nouvel incident, l’audience du 2 juin 2026 devrait permettre à la CRIET de reprendre l’examen du dossier à la lumière des résultats de l’expertise médicale.


Comme si tout le peuple Béninois ne pensait pas bas, tout ce qu’elle avait déclaré si haut du régime. Mais comme ils aiment animer la galerie, attendons et voyons.
C’est simplement une ruse pour décider le dépôt de cette fille dans une asile psychiatrique…je pense que c’est la nouvelle trouvaille de gouvernement pour faire peur à ceux qui le critiquent : les enfermer avec les fous et là, il n’y a pas de délai pour leurs libérations…
Attendons voir
Dans un pays sérieux, c’est ce qu’il faillait faire avant de faire un mandat de dépôt à l’encontre de cette petite.
La justice n’est pas un instrument de règlement de compte politique.
Il faut que notre justice puisse occuper la place qui est la sienne dans un état de droit.