Le commissariat de Pahou a mené des opérations les 16 et 17 mars 2026 dans plusieurs localités, aboutissant à l’interpellation de treize individus impliqués dans des activités liées aux stupéfiants et à la cybercriminalité. Les interventions se sont déroulées dans les villages de Satchacodji, Houndjava, Kpovié et Adovié, selon des informations communiquées par la Police républicaine.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre des opérations de lutte contre la commercialisation et la consommation de produits psychotropes, ainsi que contre les infractions commises via internet. Les descentes ont été conduites sur la base de renseignements opérationnels ayant permis de localiser plusieurs points de regroupement.
Des points de vente démantelés et des produits saisis
Au cours des opérations, plusieurs lieux servant à la vente de substances prohibées, notamment des domiciles et des cafétérias, ont été démantelés. Les fouilles ont permis de saisir trente-six plaquettes et soixante-douze comprimés de produits de type Tramadol et dérivés, ainsi que cent quatre-vingt-douze boulettes de chanvre indien.
Une quantité supplémentaire de chanvre conditionnée dans des sachets a également été récupérée, pour un poids total estimé à plus de 400 grammes. Les agents ont par ailleurs saisi une somme de 277 255 francs CFA, présentée comme provenant des recettes issues de ces activités illicites.
Matériels informatiques et équipements transmis au CNIN
Les opérations ont conduit à la récupération de plusieurs équipements, dont plus de trente téléphones portables, quatre ordinateurs portatifs, trois téléviseurs, un décodeur, un dispositif Wi-Fi, un système audio, ainsi que plusieurs cartes SIM. Deux motocyclettes ont également été saisies.
Selon la Police républicaine, une partie de ce matériel serait liée à des activités suspectées de cybercriminalité. Ces équipements ont été transmis au Centre national d’investigations numériques pour exploitation dans le cadre des enquêtes en cours.
Garde à vue et poursuites judiciaires à venir
Les treize personnes interpellées ont été conduites au commissariat de Pahou où elles sont actuellement placées en garde à vue. Elles devraient être présentées au procureur de la République compétent afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.
Au Bénin, la détention, la vente et la consommation de stupéfiants sont réprimées par le Code pénal, avec des peines pouvant inclure des amendes et des peines d’emprisonnement. Les infractions liées à la cybercriminalité relèvent également de juridictions spécialisées, notamment la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Les investigations se poursuivent pour déterminer l’étendue des réseaux impliqués, alors que les autorités judiciaires doivent se prononcer sur les suites à donner à ce dossier dans les prochains jours.

