Bénin : Voici les critères de formation des cabinets municipaux UPR

La Haute Direction Politique de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) a fixé de nouvelles règles pour la composition des cabinets municipaux dans les communes dirigées par le parti. La directive, datée du mercredi 11 mars et signée par le secrétaire général de l’UPR, Gérard Gbenonchi, précise les critères de sélection des collaborateurs des maires ainsi que la procédure de validation des propositions.

Le document, référencé directive N° 005-26/UPR/BP/HDP/PDT/SG/SA, a été adressé aux maires des communes où l’UPR détient la majorité. La Haute Direction Politique y demande aux édiles de constituer leurs cabinets en veillant au respect des dispositions légales et réglementaires encadrant les administrations communales.

Des critères politiques et administratifs exigés

Selon la directive signée par Gérard Gbenonchi, les personnalités appelées à intégrer les cabinets municipaux doivent d’abord présenter les qualifications administratives requises par les textes en vigueur. La formation, l’expérience professionnelle et l’aptitude à exercer des fonctions administratives sont explicitement évoquées parmi les critères attendus.

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Le document introduit également une exigence d’ordre politique. Les personnes proposées doivent démontrer une appartenance avérée à l’Union Progressiste le Renouveau et un engagement militant reconnu au sein du parti. Cette double exigence vise à assurer une cohérence entre l’action administrative des communes dirigées par l’UPR et l’orientation politique défendue par la formation. L’instance dirigeante du parti indique vouloir garantir l’alignement entre les choix politiques locaux et les orientations arrêtées par ses structures nationales.

Une procédure interne de validation avant nomination

La directive prévoit un mécanisme de consultation interne avant toute nomination officielle. Les propositions de membres de cabinet devront être soumises par le maire pour avis de non-objection aux membres du bureau de la section locale du parti. Cette consultation sera élargie aux élus et anciens élus de la commune concernés. Les responsables sollicités disposeront de la possibilité de formuler des observations ou d’exprimer une objection.

En l’absence d’opposition formelle, le maire pourra procéder à la nomination par arrêté municipal. La Haute Direction Politique devra toutefois être informée de la décision. Dans le cas contraire, toute objection devra être présentée par écrit et motivée. Le document précise que ces contestations devront être transmises à la direction du parti, chargée d’examiner la situation et de trancher sans délai. La directive souligne également un cas particulier : le poste de secrétaire particulier du maire. Cette fonction échappe à la procédure d’objection prévue pour les autres membres du cabinet.

Prise en compte des équilibres locaux et de la représentation féminine

Le texte invite les maires à tenir compte des équilibres sociopolitiques au sein de leurs communes lors de la composition des cabinets. La Haute Direction Politique évoque la nécessité d’assurer une représentation équilibrée des sensibilités locales.

La promotion de la participation des femmes figure également parmi les orientations mentionnées dans la directive. Les propositions devront intégrer la représentativité féminine conformément aux lignes politiques défendues par l’Union Progressiste le Renouveau.

Au Bénin, la constitution des cabinets municipaux relève de la compétence des maires, qui procèdent aux nominations par arrêté. Ces équipes assistent l’exécutif communal dans la gestion administrative et politique de la commune.

Avec cette directive interne, la Haute Direction Politique de l’UPR introduit un cadre de coordination destiné aux communes où le parti exerce la majorité. Les maires concernés devront désormais soumettre leurs propositions aux instances locales du parti avant toute nomination officielle.

2 réflexions au sujet de “Bénin : Voici les critères de formation des cabinets municipaux UPR”

  1. Les personnes proposées doivent démontrer une appartenance avérée à l’Union Progressiste le Renouveau et un engagement militant reconnu au sein du parti. Cette double exigence vise à assurer une cohérence entre l’action administrative des communes dirigées par l’UPR et l’orientation politique défendue par la formation.

    Allez-y comprendre quelque chose.
    Si on n’est pas un militant de ce creuset; on ne peut travailler au cabinet du Maire.
    On organise de fait le recasage des laissez pour compte en guise de remerciement.
    Dans ce pays donc il faut être membre de UPR Suprême pour travailler dans une municipalité.
    Cherchez l’erreur

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