En trois jours de campagne, le candidat de la mouvance Romuald Wadagni et sa colistière Mariam Chabi Talata ont sillonné neuf localités du septentrion béninois, de l’Alibori à l’Atacora, en passant par le Borgou. À chaque étape, les populations ont réservé un accueil chaleureux et massif, témoignant d’une adhésion spontanée au projet de société du duo. Après Kandi, Banikoara et Ségbana le premier jour, puis Bembèrèkè, Nikki et Parakou le deuxième, c’est l’Atacora que le duo a conquis ce dimanche, avec des escales à Kouandé, Tanguiéta et Natitingou.
Depuis le coup d’envoi officiel de la campagne le 27 mars 2026, Romuald Wadagni a affiché une méthode constante : le dialogue direct avec les populations, en rupture avec les formats de meetings classiques descendants. Dès les premières étapes dans l’Alibori, sa démarche a privilégié l’écoute active des réalités locales avant d’annoncer des engagements ciblés. À Kandi, il a mis en avant la mécanisation agricole et le renforcement des infrastructures de base. À Nikki, il a misé sur l’économie de la culture, en phase avec l’identité Baru-Tem. À Parakou, une annonce majeure a retenu l’attention : la création d’un Centre Hospitalier International, pour garantir au nord un niveau de soins comparable aux standards d’Abomey-Calavi.
Une vision territoriale pour l’Atacora
Ce troisième jour de tournée a conduit le duo dans le département de l’Atacora, avec une feuille de route articulée autour d’un principe clair : développer chaque territoire à partir de ses propres atouts. À Kouandé, commune à forte vocation agricole, Wadagni a insisté sur la modernisation des filières, le désenclavement routier entre Kouandé, Péhunco et Kérou, et la mise en place d’une microfinance digitalisée pour faciliter l’accès au crédit, notamment pour les femmes et les petits commerçants.
À Tanguiéta, porte d’entrée naturelle vers le Parc national de la Pendjari, le discours a pris une orientation tourisme et intégration régionale. « Nous voulons faire de l’Atacora une grande région touristique », a affirmé le candidat, soulignant le potentiel de création d’emplois que recèle ce secteur encore sous-exploité. À Natitingou, chef-lieu du département, il a tracé les contours d’un hub économique et administratif régional, en misant sur la valorisation de la pierre, l’artisanat et le renforcement des infrastructures urbaines.
Un bloc monolithique derrière le duo
La campagne du duo Wadagni-Talata s’appuie sur une coalition de fer. L’UPR, le Bloc républicain et Moele-Bénin font bloc derrière le candidat, dans une synergie qui se traduit par des actions conjointes sur le terrain et une coordination centralisée au sein du Comité National de Campagne. Les querelles de leadership ont été mises de côté au profit de l’efficacité organisationnelle, et les militants des différents partis travaillent désormais main dans la main à chaque étape de la tournée.
Cette mobilisation se distingue par sa grande mixité : jeunes, femmes, acteurs du monde rural, sages et notables ont pris part aux rassemblements tout au long des trois premiers jours. La campagne, ouverte jusqu’au 10 avril 2026 conformément au chronogramme de la CENA, se poursuit avec d’autres étapes prévues dans les prochains jours. Le scrutin décisif reste fixé au 12 avril.



