La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement déclaré le Maroc champion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 le 17 mars 2026, en annulant le résultat de la finale après l’épisode controversé entre le Maroc et le Sénégal tenu le 18 janvier 2026 à Rabat.
L’ancien sélectionneur Claude Le Roy s’est publiquement insurgé contre cette décision lors d’une intervention au micro de La Chaîne L’Équipe ce mardi, critiquant aussi bien la CAF que le communiqué du Maroc sur ce sacre tardif.
Décision de la CAF après une finale controversée
La finale de la CAN 2025, jouée au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat, avait initialement vu le Sénégal s’imposer 1‑0 après prolongation grâce à un but de Pape Gueye, dans un match marqué par des protestations contre des décisions arbitrales en fin de partie.
La CAF avait ouvert une procédure d’appel après que l’équipe sénégalaise avait quitté brièvement le terrain en signe de protestation contre plusieurs décisions arbitrales – notamment une faute et un penalty accordé au Maroc. La Commission d’appel de la CAF a jugé que ce comportement constituait un forfait et a homologué un score de 3‑0 en faveur du Maroc, sacré champion. Ce revirement intervient plusieurs semaines après le match et suscite des réactions contrastées dans le monde du football.
Claude Le Roy critique la gestion de la CAF
Présent sur les ondes, Claude Le Roy a affiché sa désapprobation, ciblant la gouvernance de l’instance dirigeante du football africain et son président. Il a notamment qualifié la situation de « grand guignolesque » et mis en cause des alliances influentes : « Quand je vois comment Motsepe dirige cette fédération. Il est le vassal de Gianni Infantino qui voulait absolument donner cette CAN au Maroc depuis le début ».
Selon Le Roy, si le Maroc a réalisé une belle CAN qui méritait de gagner, « sur la finale, le Sénégal méritait ». Il a critiqué l’attente de deux mois avant de rendre une telle décision, la qualifiant d’« impossible » et de « pitoyable pour l’image de la CAF ».
L’ancien sélectionneur a par ailleurs jugé « démagogiquement médiocre » la réaction officielle du Maroc, et a remis en question les motifs du résultat sur tapis vert, déclarant notamment : « Je ne sais pas où ils vont chercher la victoire sur tapis vert. »
Incertitudes et étapes suivantes
La CAF n’a pas seulement modifié le résultat de la finale : dans d’autres décisions liées à cette CAN, elle a aussi sanctionné des fédérations, joueurs et encadrements pour comportement antisportif autour de la finale, avec des amendes et suspensions prononcées.
Dans son intervention, Le Roy a estimé qu’une « commission d’appel » était en jeu, et que la décision pourrait ensuite être portée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) selon l’issue de ce processus. La question d’une éventuelle contestation devant une juridiction sportive internationale reste ouverte, ce qui laisse planer une incertitude sur la reconnaissance définitive du sacre marocain.
La CAF doit encore préciser le calendrier des recours et la mise en œuvre des sanctions, une étape factuelle qui devrait structurer la suite de cette polémique deux mois après la conclusion de la compétition.


La CAF avait déjà vendu cette coupe au Maroc dès le début. C’est une honte, la corruption des institutions en Afrique et dans le monde.