Entre avril 2024 et mars 2025, la Chine aurait enregistré 82 dépôts de brevets en lien avec les technologies antidrones. Une annonce effectuée par Mathys & Squire, cabinet européen spécialisé en propriété intellectuelle. Ce chiffre, très élevé, démontre toute la volonté chinoise de capitaliser sur cette nouvelle technologie militaire, qui fait ses preuves notamment sur le terrain ukrainien.
Dans le détail, ce sont 126 brevets liés aux technologies antidrones qui ont été enregistrés entre avril 2024 et mars 2025 à travers le monde, soit 27% de plus par rapport à l’an dernier. La Chine sur-domine ce secteur, tandis que les USA suivent, avec 22 demandes de dépôts de brevets. La Corée du Sud est le troisième pays le plus demandeur en la matière.
La Chine accélère et dépose de plus en plus de brevets
Cette volonté de développer des technologies drones et antidrones s’accélère à l’échelle internationale. Que ce soit en Ukraine ou sur le sol iranien, les armées engagées capitalisent beaucoup sur la vitesse d’exécution, la rapidité, la fiabilité de ces équipements d’un nouveau genre.
Mais qu’est-ce qui explique la vitesse avec laquelle la Chine dépose des brevets ? Des incitations financières ainsi que la mise en place d’une politique active de soutien à l’innovation. Sont surtout ciblés les systèmes de brouillage et d’interférence (49 brevets) ainsi que les technologies lasers (39 brevets) et à micro-ondes (24 brevets).
Des drones faciles à reproduire et peu coûteux, pour durer dans le temps
Pour que les usages soient pérennes, il faudra toutefois développer des technologies scalable, qu’il sera possible de reproduire en quantité, à des prix de plus en plus abordables. L’Iran est le maître en la matière, grâce à ses drones Shahed, qui figurent parmi les plus redoutables mais aussi les plus abordables financièrement. la Russie se les ait d’ailleurs appropriés, ayant développé des usines sur son sol, lui permettant d’alimenter son front en Ukraine.

