Le vice-président de la FIFA, Victor Montagliani, a affirmé mercredi 25 mars que les préoccupations politiques et sécuritaires entourant la Coupe du monde 2026 sont amplifiées au-delà de la réalité. S’exprimant à la conférence Business of Soccer à Atlanta, il a minimisé l’importance de ces enjeux, arguant qu’ils disparaîtront une fois le tournoi lancé.
Le Mondial 2026, qui débutera le 11 juin en Amérique du Nord, est en effet confronté à plusieurs défis majeurs. Les supporters européens ont saisi la Commission européenne pour contester les tarifs des billets jugés exorbitants et les procédures d’accès opaques. Des élus européens ont exprimé des craintes sécuritaires, tandis que certains pays africains qualifiés — dont le Sénégal et la Côte d’Ivoire — font face à des exigences de caution élevées pour l’obtention de visas américains. Les aéroports américains connaissent également des perturbations préoccupantes susceptibles d’affecter l’arrivée des supporters.
L’argument du « cycle normal »
Montagliani réfute la nature exceptionnelle de ces tensions. « Retournez à 78, à l’Argentine », a-t-il déclaré, évoquant l’édition de 1978 organisée sous le pouvoir militaire. Il soutient que chaque Coupe du monde a toujours été traversée par des enjeux géopolitiques. Pour lui, cette réalité n’est pas nouvelle et ne devrait pas alarmer.
Le responsable de la FIFA insiste sur la priorité accordée à la sécurité des fans et à la coordination entre les trois gouvernements hôtes : Canada, États-Unis et Mexique. Il affirme qu’une fois le tournoi lancé, l’attention se reporte exclusivement sur la compétition. « Quand la balle commence à rouler, tout le reste est oublié », a-t-il expliqué.
L’effet d’amplification
Montagliani attribue en partie l’intensité actuelle des préoccupations à l’environnement médiatique. Il estime que les réseaux sociaux et la couverture médiatique amplifient les enjeux, un phénomène qu’il décrit comme structurel : « Tout le reste dans le monde est amplifié en ce moment. »
Cette position tranche avec l’ampleur réelle des enjeux documentés. La mise en place des mesures sécuritaires et la résolution des problèmes d’accès aux billets restent des étapes critiques avant le coup d’envoi prévu dans 2 mois et demi.

