L’armée israélienne a annoncé, lundi 2 mars, avoir mené une frappe ciblée à Beyrouth ayant entraîné la mort de Hussein Makled, présenté comme le responsable du service de renseignement du Hezbollah. L’information a été diffusée sur le réseau social X par le compte officiel de l’armée de l’air israélienne, qui affirme que l’opération a été conduite la veille au soir dans la capitale libanaise.
Dans son message, l’armée israélienne indique que « lors d’une frappe précise menée hier soir à Beyrouth, le terroriste Hussein Mekled (…) a été éliminé ». L’institution militaire présente l’homme comme le chef du quartier général des renseignements de l’organisation chiite libanaise.
Une opération revendiquée par l’armée israélienne
L’annonce émane exclusivement des autorités militaires israéliennes à ce stade. Aucune confirmation officielle n’a été rendue publique par le Hezbollah ni par les autorités libanaises sur l’identité de la personne visée ou les circonstances exactes de la frappe. Selon la communication israélienne, l’opération aurait été conduite avec précision dans un secteur de Beyrouth. Aucun bilan détaillé des éventuelles victimes civiles n’a été fourni dans l’immédiat. Des médias internationaux rapportent toutefois que plusieurs frappes ont visé la capitale libanaise au cours du week-end, sans que l’ensemble des cibles ne soit clairement identifié.
« L’armée israélienne confirme désormais que, lors d’une frappe précise menée hier soir à Beyrouth, le terroriste Hussein Mekled, qui dirigeait le service de renseignement de l’organisation terroriste Hezbollah, a été éliminé« , lit-on sur le compte X de l’armée de l’air israélienne.
Le Hezbollah, mouvement politico-militaire libanais soutenu par l’Iran et considéré comme une organisation terroriste par Israël et plusieurs pays occidentaux, n’avait pas réagi officiellement à cette annonce au moment de la publication.
Une escalade militaire après des frappes en Iran
Cette frappe intervient quelques jours après une opération militaire conjointe menée par Israël et les États-Unis contre des cibles situées en Iran. Selon des responsables américains et israéliens, cette offensive visait des infrastructures militaires et stratégiques iraniennes. Le guide iranien Ali Khamenei, des hauts responsables iraniens ainsi que des membres de sa famille ont perdu la vie dans ces frappes coordonées.
À la suite de ces frappes, les autorités iraniennes ont dénoncé une attaque majeure et ont procédé à des tirs de missiles et de drones en direction de cibles israéliennes et de positions américaines dans la région. L’intensification des hostilités a rapidement élargi le théâtre des opérations au Liban. Le Hezbollah a tiré plusieurs projectiles en direction du territoire israélien, selon l’armée israélienne, qui a affirmé avoir intercepté une partie de ces attaques. Le mouvement libanais n’a pas détaillé officiellement ses opérations, mais il est considéré comme un allié direct de l’Iran dans la région.
Des frappes israéliennes à Beyrouth et dans le sud du Liban
En réponse aux tirs en provenance du Liban, l’armée israélienne a mené plusieurs frappes contre des positions du Hezbollah, notamment dans le sud du pays et dans la capitale. Des responsables israéliens évoquent une campagne militaire visant les capacités du mouvement. Des autorités libanaises ont fait état de victimes à la suite des bombardements, sans fournir de bilan consolidé. Des infrastructures situées dans des zones urbaines auraient été touchées, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’impact sur les populations civiles.