Le chef du village Ndambi, Patrick Pingani, a été tué par une panthère dans la nuit du 18 au 19 mars 2026, sur un sentier du district de Ndangui, dans la province gabonaise de l’Ogooué-Lolo. L’animal a été neutralisé par les autorités locales dans la nuit du 22 au 23 mars, cinq jours après l’attaque.
Auxiliaire de commandement âgé d’une cinquantaine d’années, Patrick Pingani avait quitté son village de Ndambi en début de journée pour rendre visite à des proches dans un village voisin, à environ un kilomètre. Au retour, à la tombée de la nuit, il a été attaqué sur un sentier isolé, selon Gabonreview. Il rentrait seul et sans protection. Son corps a été découvert peu après et transféré à la morgue de Koulamoutou, chef-lieu de la province.
Une battue organisée sous l’autorité des forces locales
Les autorités ont rapidement déclenché une opération de traque dans la zone forestière environnante. La panthère a été localisée et abattue dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars, lors d’une intervention conduite en présence des forces de l’ordre. Pour prévenir toute récupération de la carcasse à des fins illicites — notamment liées à la médecine traditionnelle ou au trafic de faune — la dépouille de l’animal a été incinérée sur place, toujours selon les mêmes sources.
Ndangui est un district enclavé de l’Ogooué-Lolo, une province forestière peu densément peuplée du centre-est du Gabon. La cohabitation entre les communautés rurales et la faune sauvage — dont font partie les léopards, appelés panthères en Afrique centrale — y est une réalité quotidienne, parfois mortelle.
L’inhumation prévue le 4 avril
Patrick Pingani laisse derrière lui cinq enfants. Son inhumation est prévue le 4 avril 2026 dans son village natal, selon les informations relayées par la presse gabonaise. Aucune déclaration officielle des autorités provinciales ou de l’administration de la transition n’avait été rendue publique au moment de la rédaction de cet article.
