Gaz : Meloni en Algérie pour sécuriser le marché européen en pleine guerre au Moyen-Orient

Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien, s’est rendue ce 25 mars en Algérie, afin d’y rencontrer le président Abdelmadjid Tebboune pour évoquer la coopération énergétique. L’Algérie est effectivement devenu un partenaire important que ce soit l’Union européenne ou plus spécifiquement, pour l’Italie, le pays couvrant 31 % des besoins italiens en gaz.

Cette visite intervient dans un contexte de tensions au Moyen-Orient mais aussi en Ukraine. Résultat, les approvisionnements en hydrocarbures sont de plus en plus complexes et onéreux. Il faut donc se tourner vers des partenaires fiables. L’Algérie s’est, depuis 2022, imposée en tant que tel.

L’Algérie, un partenaire extrêmement important pour l’Italie

Les deux pays sont directement reliés par un gazoduc actif depuis plus de trente ans. L’édifice traverse la Tunisie jusqu’à la Sicile. Une autre liaison existe également entre l’Algérie et l’Espagne puis directement vers l’Italie. Les besoins sont réels et importants. Avec une croissance démographique en hausse et une production d’électricité reposant sur le gaz, Rome ne peut pas se passer de cette ressource.

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Conscient des demandes mais aussi de la manne financière que représente le gaz, l’Algérie est déterminée à répondre aux attentes italiennes et européennes. Le gouvernement a récemment annoncé vouloir réduire l’approvisionnement de certains secteurs industriels très consommateurs afin de libérer des volumes pour l’export, dans un contexte de prix qui assez élevés, qui pourraient d’ailleurs continuer de croître, si aucune porte de sortie quant aux conflits actuels n’est trouvée.

Norvège et USA en tête des principaux fournisseurs, la Russie toujours demandée

Malgré tout, l’Algérie ne peut combler à elle seule les besoins européens. En effet, bien que le pays capitalise au maximum sur ce marché, les investissements manquent et les infrastructures ne peuvent suivre le rythme. Les nations européennes se tournent donc de plus en plus vers les USA (pour le GNL) ainsi que la Norvège, le Nigeria. La Russie occupe toujours une place importante, avec 13,1 % des importations européennes de gaz en 2025.

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