L’armée israélienne a lancé samedi matin une nouvelle vague de frappes sur Téhéran et Ispahan, une semaine après le déclenchement de l’opération militaire conjointe israélo-américaine contre l’Iran. Dans un communiqué, Tsahal a indiqué avoir ciblé « les infrastructures du régime terroriste iranien » dans les deux villes.
Ispahan concentre une part significative du dispositif militaire et nucléaire iranien. L’armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir « lancé une vaste vague d’attaques contre les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran et Ispahan« . La ville abrite des installations de conversion et de recherche nucléaires, dont une usine qui transforme le yellowcake en hexafluorure d’uranium. Le complexe d’enrichissement de Natanz, principal site nucléaire iranien, se trouve dans la même province, à 120 km au nord-est.
Une semaine de frappes depuis le 28 février
L’opération a été lancée le 28 février 2026 sous le nom israélien Roaring Lion et américain Epic Fury. Le président américain Donald Trump en a défini les objectifs : destruction des capacités balistiques iraniennes, neutralisation du programme nucléaire et, à terme, renversement du régime. Ce même jour, des frappes ont touché le complexe résidentiel du guide suprême Ali Khamenei à Téhéran. Sa mort a été confirmée le 1er mars 2026 par les médias d’État iraniens. Selon Trump, 48 hauts responsables iraniens ont été tués lors de cette première journée, dont le chef des Gardiens de la Révolution, le chef d’état-major des forces armées et le ministre de la Défense.
L’Iran a riposté en déclenchant l’opération Promesse honnête 4, avec des centaines de drones et missiles balistiques dirigés vers Israël et vers les bases américaines en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Selon des sources locales, le bilan cumulé du conflit a dépassé les 1 000 morts, en grande majorité en Iran.
Ispahan, cible récurrente des frappes israéliennes
Ce n’est pas la première fois qu’Israël frappe Ispahan. En avril 2024, des drones israéliens avaient déjà ciblé les environs de la ville, dans une frappe limitée présentée comme un avertissement après une attaque iranienne directe sur le territoire israélien. La ville avait alors été choisie précisément en raison de sa densité d’infrastructures militaires et nucléaires, pour en maximiser la valeur symbolique et opérationnelle.
La nouvelle vague de samedi marque donc une intensification significative par rapport à cet épisode. Tsahal a mobilisé plus de 80 avions de chasse pour les frappes de la nuit du 6 au 7 mars, selon ses propres déclarations. L’Iran n’a pas encore désigné de successeur officiel à Ali Khamenei. Selon la Constitution iranienne, c’est l’Assemblée des experts, organe composé de 88 clercs élus, qui est chargée de nommer un nouveau guide suprême. Cette instance ne s’est pas encore réunie publiquement depuis le début du conflit.
