Immobilier au Maroc : Marrakech s'envole avec +24 % de ventes

Le marché immobilier marocain a clôturé l’année 2025 sur une progression mesurée mais continue. Marrakech s’impose comme la ville la plus dynamique du royaume, avec un bond de 24,1 % des transactions enregistré sur l’ensemble de l’exercice, selon Bank Al-Maghrib et l’ANCFCC. L’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a progressé de 0,6 % à l’échelle nationale, dans un secteur qui retrouve un équilibre après plusieurs années de volatilité.

Des segments porteurs tirent le bilan vers le haut

La hausse globale masque des dynamiques contrastées selon les catégories d’actifs. Le logement enregistre la progression la plus nette côté prix, à +0,8 %, tandis que les biens à usage professionnel et les terrains affichent les performances les plus fortes en volume de transactions, avec des hausses respectives de 7,4 % et 7,5 %. Au total, les ventes nationales ont progressé de 3,1 % sur l’année.

Ces résultats interviennent dans un secteur qui représente une source structurelle de devises pour les économies émergentes. À l’échelle mondiale, l’immobilier figure parmi les principaux vecteurs d’entrées de capitaux étrangers, notamment via l’investissement direct et les achats de non-résidents — une réalité particulièrement marquée au Maroc, où la diaspora et les investisseurs du Golfe constituent une demande soutenue depuis plusieurs années.

Publicité

Rabat résiste, Casablanca et Tanger suivent

Si Marrakech domine sur le volume, Rabat enregistre la hausse de prix la plus significative du pays, à +3,5 %, confirmant l’attractivité de la capitale administrative. Les prix à Marrakech ont progressé de 1 %, signe que la demande absorbe rapidement l’offre disponible sans provoquer de dérapage tarifaire immédiat. Casablanca suit avec une hausse des prix de 0,9 % et +7,8 % de transactions, tandis que Tanger affiche des croissances plus contenues, à +0,6 % sur les prix et +3,3 % en volume.

Les prochaines données trimestrielles de Bank Al-Maghrib, attendues au printemps 2026, permettront de déterminer si la dynamique de fin d’année 2025 — marquée par une accélération des transactions au T3 — se prolonge sur le premier semestre du nouvel exercice.

Laisser un commentaire