La guerre en Iran a déjà coûté 3 milliards d’euros aux Européens selon Von der Leyen

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a chiffré mercredi 11 mars 2026, le poids économique immédiat de la guerre en Iran sur le budget des ménages et des États membres. Dix jours de conflit ont engendré 3 milliards d’euros de surcoûts supplémentaires en importations de combustibles fossiles pour l’Union européenne selon ses propos. Cette estimation reflète la vulnérabilité de l’Europe face aux chocs géopolitiques affectant ses approvisionnements énergétiques.

Les premiers chocs pétroliers

Depuis le début des hostilités opposant les États‑Unis et Israël à l’Iran fin février 2026, les prix à la pompe ont bondi de 50 % et celui du baril de pétrole de 27 %. Ces augmentations rapides résultent directement des perturbations affectant le marché mondial de l’énergie. La fermeture du détroit d’Ormuz, point stratégique pour le transit des hydrocarbures, amplifie l’instabilité des cours. Lors d’un discours au Parlement européen à Strasbourg, en France, Von der Leyen a souligné que « les marchés de l’énergie sont mondiaux », rappelant que l’UE ne peut échapper aux répercussions même en cas d’éloignement géographique relatif du théâtre de conflit.

Les compagnies aériennes ont répercuté cette hausse du carburant sur les tarifs des passagers, tandis que les secteurs dépendants des transports − logistique, commerce de détail, tourisme − absorbent des marges réduites ou les répercutent sur les prix finaux.

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La dépendance énergétique en question

L’Union européenne a engagé depuis 2024 une diversification de ses sources d’approvisionnement en réaction aux précédentes tensions géopolitiques et aux pénuries liées au conflit ukrainien. Ces efforts limitent l’ampleur des chocs comparée à celle observée lors de précédentes crises, mais ne constituent pas une protection totale. La présidente de la Commission a insisté : « Tant que nous importons une part significative des combustibles fossiles de régions instables, nous sommes vulnérables et dépendants. »

Cette dépendance signifie que les décisions de fermeture de détroits, les interruptions de production ou les incidents diplomatiques répercutent immédiatement leurs effets jusqu’aux portefeuilles des citoyens européens, indépendamment du calendrier d’intégration des énergies renouvelables ou des infrastructures de stockage.

Des semaines décisives pour l’UE

Les 3 milliards d’euros identifiés par Von der Leyen correspondent à dix jours de conflit seulement. La prolongation des hostilités multiplie proportionnellement ces coûts, tandis que tout élargissement du conflit risquerait de déstabiliser davantage les marchés de l’énergie. L’UE demeure en attente de clarification sur la durée et l’intensité des opérations militaires, facteurs qui conditionneront la stabilisation des prix et les ajustements budgétaires nécessaires au niveau des États membres pour compenser les surcoûts.

3 réflexions au sujet de “La guerre en Iran a déjà coûté 3 milliards d’euros aux Européens selon Von der Leyen”

  1. « Les 3 milliards d’euros identifiés par Von der Leyen correspondent à dix jours de conflit seulement »

    Pas plus cher que le conflit en Ukraine mais ça, elle oublie d’en parler, c’est pas dans la même comptabilité. A la Commission, il y a le « deux poids, deux mesures » et la double comptabilité.

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    • Et encore, ils veulent envoyer 90 milliards en Ukraine. Il s’agit d’un prêt contracté et garanti par l’UE (avec intérêts). Cet argent sera prêté ensuite à l’Ukraine qui le remboursera avec les dommages de guerre payés par la Russie … quand elle en paiera, c’est-à-dire jamais ! Le vainqueur d’une guerre n’a JAMAIS payé de réparations au vaincu

      L’astuce, c’est que le contribuable européen remboursera un prêt qui n’est PAS ENCORE inscrit dans la colonne de DETTES de l’UE.

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  2. « Von der Leyen a souligné que « les marchés de l’énergie sont mondiaux »

    Je savais qu’elle nous prenait pour des jambons mais pas à ce point

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