Le plan secret de Trump pour rouvrir Ormuz : prendre l’île qui contrôle 90 % du pétrole iranien

90 % du pétrole iranien transite par un bout de terre de 40 km² — et Washington envisagerait de le prendre. L’administration Trump étudie l’occupation militaire de l’île de Kharg, terminal pétrolier stratégique situé à 25 kilomètres des côtes iraniennes dans le golfe Persique, pour contraindre Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz, fermé depuis le début du conflit le 28 février 2026. Le Pentagone a soumis des plans détaillés à la Maison-Blanche et des juristes militaires ont été consultés sur la légalité d’une telle opération, selon CBS News.

Kharg Island concentre 90 % des exportations de brut iranien. Sa neutralisation ou son occupation constituerait, selon le raisonnement en cours à Washington, un levier de pression suffisant pour forcer l’Iran à négocier la réouverture du détroit. Un responsable proche du dossier a confié à Axios : “Nous avons besoin d’environ un mois pour affaiblir davantage les Iraniens”, avant de prendre l’île et de l’utiliser comme levier de négociation.

Des frappes préparatoires sur Kharg

L’armée américaine a déjà conduit des frappes massives sur des dizaines de cibles militaires sur l’île, présentées par Washington comme un avertissement, mais aussi, selon CBS News, comme une étape préparatoire à une prise de contrôle terrestre. La Maison-Blanche a indiqué que les forces américaines “peuvent neutraliser Kharg Island à tout moment”, sans confirmer ni démentir les rapports sur une occupation.

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Depuis la fermeture du détroit, les marchés pétroliers mondiaux ont absorbé un choc majeur : le baril de Brent s’échange autour de 107 dollars, soit une hausse de près de 47 % en moins de quatre semaines. Le détroit d’Ormuz assure le transit de 20 à 30 % de la consommation mondiale de pétrole — toute perturbation prolongée pèse directement sur les économies importatrices.

Une coalition introuvable

Trump avait initialement cherché à constituer une coalition navale pour forcer la réouverture du détroit. La tentative diplomatique s’est heurtée à des refus en série : Australie, Japon, Pologne, Suède, Espagne et Allemagne ont tous exclu toute participation militaire. Le Royaume-Uni et la Corée du Sud ont dit examiner la situation sans s’engager.

Face à cet isolement, Washington s’oriente vers une option unilatérale. Deux unités expéditionnaires de Marines ont été envoyées dans la région depuis le 28 février — la plus récente comprend plusieurs milliers d’hommes et trois navires de guerre supplémentaires, actuellement en route vers le Moyen-Orient. Aucune décision finale d’intervention terrestre n’a été officiellement annoncée.​​​​​​​​​​​​​​​​

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