Libération de Mohamed Bazoum : ce que l'UE exige du Niger

Le Parlement européen exige la libération immédiate et inconditionnelle de Mohamed Bazoum, ancien président du Niger. Cette résolution d’urgence, votée à la quasi-unanimité jeudi 12 mars 2026, avec 524 voix en faveur, pose un ultimatum au Niger.

Détention sans garanties juridiques

Selon le Parlement européen, Mohamed Bazoum n’a eu accès ni à un avocat ni à des visites familiales depuis plus d’un an. Les eurodéputés affirment également que le couple présidentiel ne bénéficierait que de soins médicaux limités à Niamey. Ils soulignent par ailleurs qu’aucune information vérifiable sur leur situation n’a été rendue publique depuis plus de douze mois, ce qui alimente les inquiétudes quant à leur intégrité physique et à leur état de santé.

Le Parlement européen exige sa libération immédiate

Selon le Parlement européen, les autorités actuellement au pouvoir ont levé en 2024 l’immunité présidentielle de Mohamed Bazoum et envisagent de le poursuivre pour haute trahison, un délit passible de la peine de mort au Niger. L’eurodéputé français Christophe Gomart, à l’origine de la résolution, a averti en séance plénière que « ne pas obtenir sa libération avant le 2 avril 2026 constituerait un échec grave ». Son mandat prend fin officiellement début avril.

Publicité

Un allié stratégique de l’Europe contre le terrorisme

Mohamed Bazoum, ancien président du Niger, reste détenu deux ans après avoir été renversé lors d’un coup d’État militaire en juillet 2023. Il avait été le principal partenaire des forces européennes au Sahel, contribuant à la lutte contre le terrorisme islamiste, le trafic d’armes et d’êtres humains, ainsi qu’à la stabilité régionale, selon le groupe PPE.

Le Parlement européen appelle à une libération « immédiate et inconditionnelle ». Le calendrier politique s’accélère. Les autorités nigériennes n’ont pas réagi publiquement au vote du Parlement européen au moment de la publication de cet article.

Laisser un commentaire