Le commandement militaire unifié iranien, le quartier général Khatam al-Anbia, a rejeté mercredi 25 mars toute négociation avec Washington, tournant en dérision les déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles les deux pays seraient en pourparlers pour mettre fin à la guerre.
« Le niveau de vos conflits internes a-t-il atteint le stade où vous négociez avec vous-mêmes ? », a lancé le porte-parole du commandement, Ebrahim Zolfaqari, sur la télévision d’État iranienne. La déclaration, diffusée par l’agence Fars News, intervient au lendemain des affirmations de Trump qui assurait, depuis la Maison-Blanche, discuter avec « les bonnes personnes » côté iranien.
À lire aussi
Un F-35 américain touché par l'Iran ? Ce que l'enquête du Pentagone pourrait changer à la guerreTrump face au démenti militaire de Téhéran
Le Khatam al-Anbia, dominé par les Gardiens de la Révolution, constitue l’autorité la plus haute du dispositif militaire iranien. Son intervention directe dépasse en portée le démenti formulé dès lundi 23 mars par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, qui avait lui aussi nié toute discussion, directe ou indirecte, avec Washington.
Trump avait présenté ses annonces de pourparlers en termes volontairement optimistes, évoquant une offre iranienne qualifiée de « prix très significatif » lié au détroit d’Ormuz, sans en préciser la nature. Les marchés financiers avaient réagi positivement à ces déclarations, les cours du pétrole reculant dans la journée du 25 mars.
Les frappes se poursuivent sans interruption
Pendant que la controverse diplomatique occupait les médias, les opérations militaires se poursuivaient. Les Forces de défense israéliennes ont annoncé une vague de frappes ciblant des infrastructures à Téhéran, tandis que les Gardiens de la Révolution revendiquaient des tirs de missiles vers Tel-Aviv et Kiryat Shmona, ainsi que contre des bases américaines au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn.
Islamabad a proposé publiquement d’accueillir des négociations entre les deux parties, le Premier ministre Shehbaz Sharif publiant une offre formelle sur X le 24 mars. Ni Washington ni Téhéran n’ont répondu officiellement à cette initiative. Selon un officiel israélien cité par NPR sous couvert d’anonymat, des discussions préliminaires seraient néanmoins envisagées au Pakistan dans les prochains jours.

« Vous négociez avec vous-mêmes »
Les Iraniens ont raison. Ca négocie carréement dans le vide. En Ukraine, ils ont fait pareil, ils ont « négocié » sans que les Russes soient présents et sans même tenir compte de ce qu’ils disaient, pourtant très clairement !
Ces types devraient être dans un cabanon