La fédération iranienne de football engage des négociations avec la FIFA afin que l’équipe nationale iranienne dispute ses rencontres de Coupe du monde au Mexique plutôt qu’aux États-Unis, invoquant des risques de sécurité. Mehdi Taj, président de la fédération, a annoncé cette demande ce mardi 17 mars 2026 à la suite des déclarations de Donald Trump, selon lesquelles les autorités américaines ne pourraient pas garantir la sécurité des joueurs iraniens.
Échanges de frappes entre Washington et Téhéran
Les tensions entre Washington et Téhéran se sont accentuées fin février 2026. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont mené des opérations militaires contre l’Iran en réaction à la répression d’une vague de manifestations, qui aurait fait plusieurs milliers de morts parmi les civils. L’Iran a répliqué avec sa propre campagne d’attaques, désignée sous le nom d’« Opération Promesse honnête 4 », visant plusieurs zones du Moyen-Orient et l’île de Chypre. Ces échanges militaires directs marquent une escalade inédite entre les deux puissances et redessinent le cadre géopolitique à quelques mois du tournoi.
Une sécurité introuvable aux États-Unis
Lors d’une allocution le 12 mars, Trump a explicitement déclaré que la présence de la délégation iranienne sur le territoire américain ne serait pas « appropriée, pour leur propre vie et sécurité ». Cette prise de position d’un chef d’État co-organisateur a poussé l’instance fédérale iranienne à trancher : participation au tournoi oui, mais dans un cadre sécuritaire différent.
Mehdi Taj s’est exprimé sur le compte X de l’ambassade d’Iran au Mexique pour notifier cette décision. « Lorsque Trump a déclaré explicitement qu’il ne pouvait pas assurer la sécurité de notre équipe nationale, nous ne voyagerons certainement pas en Amérique. Nous négocions avec la FIFA pour organiser les matchs de la Coupe du monde de l’Iran au Mexique », a indiqué le responsable.
Une demande sans précédent
Le déplacement de matchs d’une équipe depuis un pays organisateur vers un autre pays hôte du tournoi n’a pas d’équivalent dans l’histoire récente de la Coupe du monde. La FIFA devra évaluer la faisabilité d’une telle exception face aux calendriers, infrastructures et engagements logistiques déjà arrêtés entre le Canada, le Mexique et les États-Unis.
Cette situation contraint également la fédération iranienne à adapter son protocole de participation : celle-ci doit convaincre la FIFA de l’opportunité sportive et institutionnelle du transfert tout en restant engagée dans le tournoi prévu du 11 juillet au 19 août 2026.
Les discussions entre l’instance mondiale du football et les autorités iraniennes se poursuivront dans les semaines à venir, avec pour enjeu le maintien de l’équipe iranienne au sein de la compétition mondiale.

