Nigeria : l'ex-président Olusegun Obasanjo met fin aux rumeurs sur sa mort

L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a démenti publiquement les informations le déclarant décédé, affirmant mercredi lors d’une cérémonie d’anniversaire à Abeokuta qu’il jouissait d’une bonne santé. À 89 ans, la figure majeure de la vie politique nigériane a rejeté catégoriquement une lettre circulant en ligne prétendument signée de son nom annonçant sa mort.

Un faux document au cœur de la controverse

Une correspondance frauduleuse attribuée à Obasanjo s’est diffusée sur les réseaux sociaux et plateformes numériques depuis plusieurs jours, semant la confusion quant au statut de l’ancien chef de l’État. Lors du colloque d’anniversaire marquant ses 89 ans, Obasanjo a violemment critiqué les auteurs de cette contrefaçon, sans les identifier formellement. Il a qualifié les responsables de « sans-rien perdant leur temps » et exprimé son certitude que Dieu disposait encore de travail à accomplir sur terre pour lui.

« Ils publient et diffusent un faux journal crédité à mon nom pour annoncer mon décès. C’est leur souhait et sûrement pas celui de Dieu pour moi », a déclaré l’ancien président selon ce que rapporte le média nigérian Pulse.

Une confiance affirmée dans sa continuité

Obasanjo a assuré disposer de la santé et de la force physique nécessaires pour poursuivre son engagement, rappelant son rôle de figure influente dans les débats africains. Officier militaire, il prend le pouvoir en 1976 et rétrocède le contrôle à un gouvernement civil en 1979. Il revient comme président élu en 1999, premier chef d’État civil après le régime Abacha. Il gouverne deux mandats jusqu’en 2007, consolidant la démocratie nigériane. Depuis, il reste une figure clé de la diplomatie africaine.

Publicité

L’ex-chef d’État a rejeté tout scénario contraire à ses intentions personnelles, affirmant que ceux qui souhaitaient son départ seraient « traités par Dieu Lui-même ». Il a conclu en déclarant « Je tiens bon comme d’habitude », réaffirmant son engagement à demeurer actif dans la sphère publique.

Laisser un commentaire