Interrogé ce mercredi 4 mars par BFM TV, David Nocca, le président de la Ligue contre l’obésité, a affirmé que près d’un adulte sur deux est désormais concerné par le surpoids ou l’obésité en France. En effet, en 2025, 48,8% des adultes seraient considérés comme étant en au moins en surpoids. Parmi ces individus, environ 18,1% présentent une obésité avérée. Cela représente dix millions de personnes.
Problème, en l’espace de cinq ans, ce taux de personnes obèses en France a tout simplement explosé. Il était d’à peine 17 % en 2020, contre plus de 18 % aujourd’hui. Reconnue comme maladie chronique par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1997, l’obésité reste pourtant mal identifiée. À vrai dire, de nombreux individus se posent la question de savoir s’il s’agit ou non d’une maladie.
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Un sondage réalisé en septembre 2025 et récemment publié par OpinionWay pour Lilly France indique que 32% des Français ne considèrent pas l’obésité comme une maladie. En revanche, près de quatre personnes sur dix la voient comme un manque de volonté de la part des individus concernés, afin d’être en bonne santé.
Dans le même temps, ces individus, à 80%, parlent du “mal du siècle”. En somme, de nombreuses personnes sont conscientes des effets néfastes de cette maladie, sans toutefois la nommer ainsi. Pourtant, l’obésité favorise le diabète, l’hypertension, l’apnée du sommeil ou encore certaines formes de cancers potentiellement graves.
Une maladie aux multiples facteurs à traiter de différentes façons
Si l’alimentation est souvent pointée du doigt, comme étant la raison principale à l’obésité, les chercheurs rappellent, de leur côté, que de nombreux facteurs peuvent entrer en compte. À titre d’exemple, une étude menée au CHU de Montpellier affirme que 40% des patients opérés pour obésité ont subi des violences sexuelles durant l’enfance. La prise en charge de cette maladie doit donc être multiple afin de prévenir et accompagner les personnes concernées.
