Le procès d’une internaute poursuivie dans le cadre de la tentative de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025 s’est ouvert le mardi 17 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Selon Libre Express qui a assisté au procès, le ministère public y a requis cinq ans de prison ferme et une amende de cinq millions de francs CFA contre la prévenue pour une publication diffusée dans un groupe WhatsApp.
La nommée Ezin O. M. est jugée par la chambre correctionnelle de la juridiction spéciale pour des faits qualifiés d’incitation à la rébellion et d’apologie de crimes contre la sûreté de l’État. Selon les éléments présentés à l’audience, les poursuites font suite à un message publié lors des événements du 7 décembre 2025 visant le président Patrice Talon.
Des poursuites liées à un message diffusé en ligne
D’après le ministère public, représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET, l’internaute aurait écrit dans un groupe WhatsApp affilié au parti d’opposition Les Démocrates : « Si ce n’est pas un matin, ce serait un soir ». Cette publication est considérée par l’accusation comme un propos de nature à encourager des actions contre les institutions de l’État.
Le message a conduit à l’interpellation de la mise en cause, puis à son placement en détention avant son renvoi devant la juridiction. À l’audience du 17 mars, la prévenue n’a pas comparu. En son absence, le parquet a maintenu les chefs d’accusation et présenté ses réquisitions.
Réquisitions du parquet et qualifications retenues
Le ministère public a demandé à la Cour de retenir l’ensemble des faits reprochés à l’internaute. Les qualifications pénales invoquées, à savoir l’incitation à la rébellion et l’apologie de crimes contre la sûreté de l’État, sont prévues et réprimées par le Code pénal béninois.
Ces infractions exposent leurs auteurs à des peines d’emprisonnement et à des sanctions pécuniaires, notamment lorsque les faits sont commis par voie de communication électronique. La procédure engagée devant la CRIET s’inscrit dans le cadre des poursuites déclenchées après l’annonce officielle du coup d’État déjoué en décembre 2025.
Une décision attendue en avril
À l’issue des débats, la juridiction a renvoyé le délibéré au mardi 14 avril 2026. La Cour devra se prononcer sur la culpabilité de la prévenue ainsi que sur les peines à appliquer, en tenant compte des réquisitions du parquet et des éléments du dossier.
Cette affaire intervient alors que les autorités judiciaires maintiennent une surveillance accrue des contenus diffusés sur les réseaux sociaux, en particulier ceux susceptibles d’être interprétés comme une atteinte à la sûreté de l’État. Le verdict attendu en avril fixera la position de la juridiction sur ce dossier précis.


Des individus qui bafouent toute règles et lois pour se maintenir au pouvoir.
Il n’y a plus d’institutions de l’état respectables au Bénin , puisqu’il y a eu putsh constitutionnel, les gens sont en droit de se défendre et de défendre la république.