Sergueï Choïgou, secrétaire du Conseil de sécurité russe, a déclaré que 56 nations tentent de mener des attaques terroristes et des sabotages contre les installations critiques du pays. Cette affirmation a été formulée le 17 mars 2026 lors d’une réunion de l’organisme tenue dans le district fédéral de l’Oural et relayée par l’agence russe Tass.
Selon Choïgou, la Russie doit déployer « la plus grande coordination » pour contrer ces actions hostiles visant ses infrastructures. Le responsable russe a précisé que ces questions ont été examinées à plusieurs reprises lors des séances du Conseil de sécurité, ce qui a conduit à l’élaboration de mesures destinées à renforcer les efforts conjoints de riposte.
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Le chef du Conseil de sécurité russe a mis l’accent sur les risques liés à une mauvaise évaluation des menaces pesant sur le territoire national. Selon lui, « sous-estimer le niveau des menaces et retarder l’élimination des vulnérabilités existantes peut entraîner des conséquences tragiques, miner la stabilité sociale et économique, et compliquer l’accomplissement des tâches de soutien logistique pour nos forces armées ». L’élimination rapide des failles en matière de protection constitue donc une priorité affichée par Moscou.
Le cadre dans lequel Choïgou s’exprime revêt une dimension particulière. Depuis février 2022, la Russie est engagée dans une intervention militaire prolongée en Ukraine, marquée par l’annexion de quatre régions et des combats toujours actifs dans l’est du territoire ukrainien. Parallèlement, le pays fait face à un régime de sanctions occidentales cumulatif, notamment au gel d’actifs de sa banque centrale par l’Union européenne. Ces pressions externes interviennent dans une situation marquée par les élections parlementaires russes prévues à l’automne 2026.
Menaces au Moyen-Orient
Le renforcement des risques pour les infrastructures russes coïncide avec une escalade des tensions au Moyen-Orient. Le secrétaire du Conseil de sécurité a souligné que les menaces d’attentats terroristes contre les installations critiques sont désormais « encore plus imminentes et étendues ».
La déclaration de Choïgou traduit une préoccupation sécuritaire de Moscou face à ce qu’elle perçoit comme une convergence de menaces externes. Le Kremlin estime que ces 56 pays coordonnent leurs actions destinées à déstabiliser l’économie russe par le sabotage d’infrastructure. Les mesures de renforcement annoncées par le Conseil de sécurité devraient être affinées lors des prochaines réunions de l’organisme.
