La récente suspension des stages hospitaliers par les étudiants en médecine, après la condamnation d’agents de santé à la suite d’un décès au CHU de l’Ouémé, a relancé le débat sur la responsabilité médicale au Bénin. Au cœur des interrogations : comment garantir la justice pour les patients sans transformer l’hôpital en tribunal permanent pour les praticiens ?
Le drame survenu au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de l’Ouémé ne se limite pas à un fait divers tragique. Il pose de nouveau la question de l’équilibre entre responsabilité médicale, droits des patients et conditions d’exercice des praticiens. D’un côté, des familles qui réclament, à juste titre, la vérité et la réparation pour des vies brisées. De l’autre, un corps médical qui peut désormais être mis face à ses responsabilités. Concilier ces impératifs semble être le défi majeur de la décennie pour les autorités sanitaires béninoises.
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Pendant longtemps, les questions liées aux erreurs médicales ont été peu débattues publiquement au Bénin. Le patient, souvent en position de confiance vis-à-vis du personnel soignant, disposait de peu de recours pour contester une prise en charge qu’il jugeait insatisfaisante. Mais le contexte évolue. Avec l’accès à l’information et une conscience accrue des droits des usagers, les attentes en matière de transparence et de responsabilité se font aujourd’hui plus fortes.
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