La Marine nationale sénégalaise a secouru, mercredi 4 mars 2026, une pirogue transportant des candidats à l’émigration irrégulière après plusieurs jours de dérive en mer. L’opération a permis de sauver 139 migrants, tandis que le corps sans vie d’un nouveau-né a également été retrouvé à bord de l’embarcation.
L’intervention a été annoncée par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) à travers le compte officiel du chef de cette structure sur le réseau social X (anciennement Twitter). Les passagers ont été débarqués à la base navale Amiral Faye Gassama à Dakar et remis aux services compétents pour leur prise en charge.
Une pirogue partie de Gambie retrouvée après plusieurs jours en mer
Selon les informations communiquées par la DIRPA, l’embarcation serait partie de Gambie avant de se retrouver en difficulté en mer. La pirogue aurait dérivé pendant environ onze jours avant d’être repérée et secourue par les forces navales sénégalaises. Les opérations de secours ont permis de mettre en sécurité l’ensemble des migrants présents à bord. Après leur débarquement à la base navale de Dakar, les rescapés ont été confiés aux autorités compétentes chargées des procédures administratives et sanitaires.
La découverte du corps sans vie d’un nouveau-né parmi les passagers souligne les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles se déroulent ces traversées maritimes.
Un phénomène qui ne faiblit pas
Cette intervention s’ajoute à plusieurs opérations similaires menées ces derniers mois par les forces de sécurité sénégalaises pour tenter de freiner les départs clandestins. Les tentatives de traversée par voie maritime vers l’Europe continuent d’être régulièrement signalées sur les côtes du pays.
Dans la nuit du 9 juillet, des fusiliers marins sénégalais avaient déjà intercepté 201 personnes dans le bolong de Maya, près de Foundiougne. Cette opération visait également une tentative de migration irrégulière organisée par voie maritime.
Ces départs s’expliquent notamment par les difficultés économiques rencontrées par une partie de la jeunesse sénégalaise. Le chômage et le manque d’opportunités professionnelles dans certaines régions poussent de nombreux jeunes à envisager l’émigration comme une alternative.
Les autorités sénégalaises poursuivent pour leur part les opérations de surveillance maritime afin de détecter les embarcations en difficulté et d’intervenir lorsque des vies humaines sont menacées.

