Suspension des stages hospitaliers : le doyen de la Fss met en garde et ordonne la reprise immédiate

Le décanat de la Faculté des sciences de la santé (Fss) de l’Université d’Abomey-Calavi a réagi, vendredi 13 mars 2026, à la décision de suspension des stages hospitaliers annoncée par des étudiants en médecine.  L’institution rappelle que les stages constituent une exigence académique obligatoire et ne peuvent être interrompus unilatéralement. La réaction du doyen intervient après l’annonce d’un boycott des stages par l’Association des étudiants en médecine de Cotonou (Aemc).

Cette décision estudiantine fait suite à la condamnation de trois médecins dans l’affaire du décès d’une femme survenu lors d’un accouchement par césarienne au Centre hospitalier et universitaire départemental de l’Ouémé. Dans un communiqué en date du 13 mars 2026, le doyen Josué Avakoudjo indique que le décanat a pris connaissance du courrier de l’association relatif à la suspension des activités de stage hospitalier. Il rappelle que les stages font partie intégrante de la formation médicale.

Selon lui, « les stages hospitaliers constituent une composante essentielle et obligatoire de la formation médicale ». Il précise que cette exigence est inscrite dans les maquettes pédagogiques et intégrée au calendrier académique officiel de la faculté. Le responsable universitaire met également en garde contre toute interruption non autorisée. « Toute absence non autorisée ou tout arrêt unilatéral des stages hospitaliers expose l’étudiant concerné aux conséquences académiques prévues par les textes en vigueur, notamment la non-validation de l’Unité d’enseignement (Ue) de stage », a-t-il averti.

Le décanat demande ainsi la reprise immédiate des stages et le respect strict des dispositions académiques. Il se dit toutefois ouvert à une concertation avec les différentes parties prenantes, dans le respect des cadres institutionnels, afin d’examiner les préoccupations soulevées.

Le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a rendu son verdict dans l’affaire liée au décès de la parturiente. Les trois agents de santé reconnus coupables d’homicide involontaire ont été condamnés à 24 mois de prison, dont 12 mois fermes et 12 mois avec sursis, ainsi qu’à une amende de 200 000 francs Cfa chacun. Sur le plan civil, le tribunal a également ordonné le versement de 5 millions de francs Cfa de dommages et intérêts aux ayants droit de la victime, ainsi que le paiement du franc symbolique à l’Institut national de la femme, partie civile dans le dossier. 

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