Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé mardi Israël de frappes massives par missiles et drones si l’État hébreu ne mettait pas fin à ses opérations militaires au Liban et dans les territoires palestiniens. Cette déclaration intervient au 25e jour d’un conflit régional qui a déjà entraîné une confrontation directe entre Téhéran et Tel-Aviv.
Une mise en garde adressée à l’armée israélienne
Dans un communiqué publié mardi, les Gardiens de la Révolution — bras armé de la République islamique — ont prévenu que les forces israéliennes « seront la cible de lourdes frappes de missiles et de drones » si les opérations contre les populations civiles du Liban et de Palestine se poursuivaient. L’avertissement vise directement les campagnes de bombardements menées par Israël contre le Hezbollah au Liban, organisation armée fondée et financée par Téhéran, et classée comme terroriste par plusieurs États occidentaux.
« Nous avertissons l’armée criminelle du régime (israélien, NDLR) que si les crimes contre les civils du Liban et de Palestine persistent », les forces israéliennes « seront la cible de lourdes frappes de missiles et de drones », ont affirmé dans un communiqué les Gardiens.
Des tirs iraniens qui ont déjà touché des civils
La déclaration des Gardiens survient alors que plusieurs frappes iraniennes ont elles-mêmes causé des victimes palestiniennes et des destructions en Cisjordanie. Deux projectiles iraniens sont également retombés en territoire libanais, soulignant les limites opérationnelles des campagnes de tirs à longue distance menées par Téhéran.
Ce regain de tensions s’inscrit dans une séquence ouverte fin février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont mené des frappes conjointes sur plusieurs villes iraniennes. L’opération a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei et à une quarantaine de hauts responsables militaires iraniens selon l’armée israélienne. En riposte, l’Iran a multiplié les attaques contre des bases américaines dans la région et contre le territoire israélien, dont une frappe ayant visé les environs de la centrale nucléaire de Dimona le 22 mars.
Aucune date ni condition précise n’a été fixée par les Gardiens pour l’entrée en vigueur de leur ultimatum. La prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée au conflit au Moyen-Orient est attendue dans les prochains jours.
