Un méthanier russe coule en Méditerranée après des explosions, Moscou accuse l'Ukraine

Le méthanier russe Arctic Metagaz, transportant du gaz naturel liquéfié, a coulé dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 mars 2026 en Méditerranée centrale, entre Malte et la Libye, après plusieurs explosions à bord suivies d’un incendie majeur. Les trente membres d’équipage ont été secourus.

L’Autorité libyenne des ports et du transport maritime a reçu un appel de détresse du navire dans la soirée de mardi. Les explosions, qualifiées de « soudaines » par l’autorité libyenne, ont rapidement embrasé le bâtiment avant de provoquer son naufrage complet. L’épave repose désormais à environ 130 milles nautiques au nord du port libyen de Syrte. Les autorités maltaises ont confirmé la mise en sécurité de l’ensemble des membres d’équipage, sans faire état de blessés graves.

Moscou désigne Kiev, l’Ukraine ne réagit pas

Le ministère russe des Transports a attribué dès mercredi la responsabilité de l’incident à l’Ukraine, affirmant que l’attaque avait été lancée « depuis les côtes libyennes au moyen de vedettes sans équipage appartenant à l’Ukraine ». Moscou a qualifié l’incident d’« acte de terrorisme ». Kiev n’avait pas officiellement réagi à cette accusation au moment de la publication de cet article.

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La cause des explosions n’a pas été confirmée de façon indépendante. L’origine de l’incident demeure inconnue selon la formulation initiale des autorités libyennes, qui n’ont pas mentionné d’attaque dans leur premier communiqué.

Un navire sous sanctions occidentales

L’Arctic Metagaz naviguait sous pavillon russe et avait quitté le port de Mourmansk, dans le nord de la Russie, le 20 février, selon les données de la plateforme de suivi maritime Marine Traffic. Il faisait route vers Port-Saïd, en Égypte, vraisemblablement en direction de l’Asie du Sud-Est avec une cargaison issue du terminal Arctic LNG 2, frappé par les sanctions américaines et européennes adoptées depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Le navire fait partie de la flotte dite « fantôme » russe, des bâtiments utilisés pour contourner les restrictions commerciales imposées à la Russie sur ses exportations d’hydrocarbures. Plusieurs navires appartenant à cette flotte ont déjà été impliqués dans des incidents en mer depuis le début du conflit ukrainien.

Les autorités compétentes ont ouvert une enquête pour établir les causes exactes du naufrage et sécuriser la zone autour de l’épave.

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