Le mardi 17 mars, le président cubain Miguel Diaz-Canel a réagi aux déclarations du président américain Donald Trump, qui évoquait lors d’un entretien, la possibilité de prendre le contrôle de l’île, par la force. Pointant du doigt la faiblesse de Cuba, celui-ci s’est heurté à une fin de non-recevoir de la part du chef de l’État cubain, affirmant qu’en cas de tentative de prise de pouvoir, l’armée américaine se heurtera à « résistance indestructible ».
Plus largement, Miguel Diaz-Canel a affirmé que toute tentative d’ingérence se heurterait à une opposition ferme de la part du pouvoir cubain et plus globalement, de la population locale. Le chef de l’État a également accusé le président américain de multiplier les pression, estimant que ces menaces répétées n’avaient que pour seul but, un changement total de régime, plus favorable à Washington.
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Pour rappel, Cuba est sous embargo américain depuis 1962. L’île, qui dépendait aussi beaucoup du pétrole Vénézuélien, doit aussi trouver de nouvelles manières de faire, ce partenaire n’en étant plus vraiment un depuis l’arrestation de Maduro par les forces armées américaines, le 3 janvier dernier.
Ces réponses ne devraient en rien arrêter l’exécutif américain. L’administration ne semble pas vouloir ralentir sur les déclarations. Il y a peu, le secrétaire d’État Marco Rubio a par exemple jugé insuffisantes les récentes mesures économiques annoncées par La Havane. Ces mesures, drastiques à l’échelle de Cuba, visaient à autoriser les expatriés à investir sur l’île.
La Havane, sous pression de la population et des États-Unis
Des changements qui, pour les États-Unis, sont en fait trop modestes et surtout, ne correspondent en rien à la réalité des besoins actuels, que ce soit d’un point de vue économique ou structurel. Une pression constante sur les épaules cubaines, qui doit ainsi composer avec les besoins d’une population parfois souffrante (avec des coupures de courant régulières) et les États-Unis.
